LES LARMES SOURCES DE BÉNÉDICTIONS
"Mes amis se moquent de moi... vers Dieu pleurent mes yeux" — Job 16 : 20 (Trad. Darby).

1

« Chantez à l'Éternel, vous ses saints, et célébrez la mémoire de sa sainteté ; car il y a un moment dans sa colère [ envers l'homme ], [ et ] il y a une vie [ sans fin ] dans sa faveur. Le soir, les pleurs viennent loger [ avec nous ], et le matin, il y a un chant de joie » (Psaumes 30 : 4, 5) — 1 Jean 2 : 25 :  « Et c'est ici la promesse que lui nous a fait — la vie éternelle ».

SOUS le règne de Satan, avec le péché et la mort que le père Adam nous apporta en péchant volontairement contre Dieu (Romains 5 : 12, 18, 19 ; 1 Corinthiens 15 : 22 ; 1 Timothée 2 : 14), tous les humains en général ont souffert d'une manière considérable et rigoureuse, gémissant et travaillant en même temps dans la peine jusqu'à maintenant ; bien que le faisant par ignorance, il ont été et sont encore « attendant la révélation des fils de Dieu », où ils « seront affranchis de la servitude de la corruption pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8 : 19‑22).

Le peuple consacré de Dieu [les Siens spécialement choisis et préparés comme semence pré-millénaire d’Abraham pour la bénédiction de toutes les familles la terre (Genèse 12 : 1‑3 ; 22 : 15-18 ; Galates 3 : 7‑9, 16, 29)] souffre aussi beaucoup d'afflictions, car « c'est par beaucoup d'afflictions qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » (Actes 14 : 22 ; Matthieu 5 : 10‑12 ; 10 : 38 ; 2 Corinthiens 4 : 15‑18 ; Hébreux 11 ; 1 Pierre 4 : 12‑19).

Satan, « le dieu de ce monde », « le père du mensonge », a trompé et « aveuglé les esprits de ceux qui ne croient pas » (2 Corinthiens 4 : 4 ; Jean 8 : 44), et il « a fait trembler la terre » et les ténèbres « pour couvrir la terre et l’obscurité profonde les peuples » (Ésaïe 14 : 16 ; 60 : 2). Il a aussi été cause que beaucoup de chrétiens furent plus ou moins trompés par ses erreurs subtiles et pris au piège de ses mauvaises pratiques.

Mais Dieu délivre Ses fidèles du « piège de l'oiseleur » [Satan] et de la peste calamiteuse [la maladie spirituelle pernicieuse] (Psaumes 91 : 3) ; et lorsque Satan sera pleinement lié et incapable de tromper encore plus les nations durant les mille ans du Règne de Christ et de Ses saints, Dieu emplira la terre de Sa connaissance « comme les eaux couvrent la mer » (Ésaïe 11 : 9). « Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passée » ; durant le Règne millénaire, il « fera toutes choses nouvelles » (Apocalypse 20 : 1‑4 ; 21 : 4‑5).

Notre texte nous encourage avec le glorieux message que, tandis que nous endurons les pleurs pour une nuit (la nuit de ténèbres, du péché et de douleur, la nuit de la mort et du sommeil dans la poussière de la terre — Daniel 12 : 2), la joie viendra au matin [millénaire], quand les morts expérimenteront le réveil de la résurrection et sortiront de leurs tombeaux — Jean 5 : 28, 29).

Nous avons appris que (comparée à l'éternité) la colère de Dieu (Sa colère contre toute injustice) n'est que momentanée (parce que, bientôt, « toute iniquité fermera sa bouche » ; car, dans le Règne millénaire, Dieu « fera germer la justice et la louange devant toutes les nations », et Il créera « de nouveaux cieux et une nouvelle terre » « dans lesquels la justice habite » ; « et il n'y aura pas de malédiction » — Psaumes 107 : 42 ; Ésaïe 61 : 11 ; 65 : 17 ; 2 Pierre 3 : 13 ; Apocalypse 22 : 3). Les saints (Ses saints qui Lui sont entièrement consacrés) peuvent bien chanter Ses louanges et « célébrer la mémoire de sa sainteté », sachant qu’ « il y a une vie dans sa faveur » — la vie éternelle ! (Psaumes 30 : 4, 5).

Henry Wadsworth Longfellow, dans son poème « Le jour de pluie », dit que, dans chaque vie, quelque pluie doit tomber, mais il encourage le lecteur avec la pensée que, derrière les nuages, le soleil brille toujours. Basant ses pensées sur un jour automnal couvert, il dit [traduction libre] :

« Le jour est froid, et sombre, et triste ;
Il pleut, et le vent n'est jamais las ;
La vigne s'accroche toujours au mur qui croule,
Cependant que tombent, à chaque rafale, les feuilles mortes,
Et le jour est sombre et triste.

Ma vie est froide, et sombre, et triste ;
Il pleut, et le vent n'est jamais las ;
Mes pensées s'accrochent toujours au passé qui fuit,
Cependant que les espoirs de jeunesse s'envolent rapidement au vent,
Et les jours sont sombres et tristes.

Sois tranquille, cœur triste ! et cesse les plaintes ;
Derrière les nuages, le soleil brille toujours ;
Ton sort est le sort commun de tous,
Dans chaque vie, doit tomber quelque pluie,
Certains jours doivent être sombres et tristes
 ».

En effet, « l'homme… est de peu de jours et rassasié de trouble » (Job 14 : 1), « car tous ses jours sont douleur, et son occupation est chagrin » (Ecclésiaste 2 : 23). Sous les conditions de la malédiction, tous souffrent et ont beaucoup de sujets « pour pleurer ».
 

FAUSSES IDÉES SUR LA SOUFFRANCE
ET LES LARMES 

Nous considérerons à tour de rôle quatre fausses idées concernant la souffrance et les larmes :

(1) La fausse idée que la souffrance et la douleur, et les larmes qui en découlent, viennent toujours comme résultat du péché personnel. Au sujet d'un homme qui était aveugle dès sa naissance, les disciples demandèrent au Maître : « Qui a péché, celui‑ci ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? Jésus répondit : « Ni celui‑ci n'a péché, ni ses parents ; mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient mani­festées en lui » (Jean 9 : 1‑3).

Toutes les maladies ne sont pas des punitions pour le péché. Elles peuvent survenir comme résultat de la condition déchue générale de la race humaine, ou à cause d'imprudences personnelles, ou par des accidents ordinaires de la vie, ou comme des épreuves de caractère, ou comme canaux pour des bénédictions futures, comme dans ce cas. Jésus déclara aussi au sujet de certains Galiléens et des dix‑huit sur lesquels tomba la tour dans Siloé, que leurs souffrances n'étaient pas parce qu'ils étaient plus pécheurs que les autres en général (Luc 13 : 1‑5).


LE CAS DE JOB

Job est un exemple remarquable d'un personnage dont les souffrances ne provenaient pas du fait qu'il aurait péché plus que les autres. Au contraire, il était parfait en amour et droit en justice, il mettait Dieu le premier en toutes choses, il haïssait et évitait le mal sous toutes ses formes (Job 1 : 1). Cependant, Dieu lui permit de souffrir des tribulations presque écrasantes, et il le récompensa ensuite grandement après que ses épreuves eurent atteint le but proposé. Il fut éprouvé et fortifié par ses épreuves douloureuses. Bien peu, et peut‑être pas même l’un d'entre nous, auraient pu souffrir autant.

Job souffrit la perte de tous ses biens ; ensuite, de tous ses enfants qu'il aimait ; puis de l'amour et de la loyauté de sa femme ; et finalement, il fut frappé d'un mal douloureux — un ulcère malin, de la tête aux pieds. Pour couronner le tout, tous ses amis vinrent le voir et le réconforter, mais, au lieu d'être de vrais consolateurs, ils ajoutèrent à ses douleurs en déclarant avec insistance que ses propres péchés devaient être la cause de tous ces désastres, que ses expériences devaient sûrement être des punitions de Dieu pour cause d'infidélité de sa part. Ici, à nouveau, nous avons la fausse vue soutenue par beaucoup que la souffrance spéciale, la douleur et les larmes surviennent comme un résultat de péché personnel.

Job ne perdit jamais sa foi en Dieu sous son épreuve sévère. Écoutons‑le : « L'ÉTERNEL a donné et l'ÉTERNEL a pris ; que le nom de l'ÉTERNEL soit béni ! » (Job 1 : 21). « Voici, qu'il me tue, j'espérerai en lui » (Job 13 : 15). Job fut, en effet, très découragé, mais il maintint son intégrité de caractère et sa foi en Dieu malgré tout. Il n'accusa pas Dieu d'injustice, et Dieu n'abandonna pas Son fidèle serviteur. À la fin, Job fut béni plus abondamment que jamais auparavant. Combien Dieu est fidèle pour ceux qui L'aiment et qui espèrent pleinement en Lui !
 

LE CAS DU ROI ÉZÉCHIAS

Le roi Ezéchias est un autre exemple de souffrance et d'affliction, mais non à cause de péché personnel. Il « versa beaucoup de larmes [marge : « avec de grands pleurs », quand Jéhovah lui dit, par le prophète Ésaïe, de mettre sa maison en ordre, en vue de sa mort prochaine (Ésaïe 38 : 1­3). Dans sa douleur, il supplia Dieu de Se « souvenir » de trois choses de sa vie : (a) « J'ai marché devant toi en vérité » ; (b) « et avec un coeur parfait » ; (c) « et que j'ai fait ce qui est bon à tes yeux ». Dieu vit les larmes et entendit la prière de Son serviteur juste, et le bénit merveilleusement ; et Ezéchias écrivit à ce sujet un magnifique tribut de louange (Ésaïe 38 : 4‑22).

La Bible nous rapporte beaucoup d'autres exemples de souffrances et de larmes qui vinrent sur le peuple de Dieu, mais non à cause de péché personnel. Remarquons, parmi d'autres, les larmes de Marthe, de Marie, des Juifs, et même de Jésus lors de la mort de Lazare (Jean 11 : 32-36).

Jésus, « dans les jours de sa chair », « ayant offert avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui [Dieu qui pouvait le sauver de (hors de) la mort par une résurrection], et ayant été exaucé à cause de sa piété » (voir note Darby — trad.) [Il eut crainte d'avoir manqué un détail quelconque de Son sacrifice, ce qui aurait entraîné Sa propre destruction (Hébreux 5 : 7)]. Assurément, personne n'attribuerait les souffrances, les grands cris et les larmes de Jésus à un péché quelconque de Sa part ! Bien que le péché personnel produise ordinairement une souffrance personnelle, et qu'il apporte parfois une punition sévère, il ne peut y avoir aucun doute que certaines souffrances et larmes sont pour d'autres raisons.
 

LA VOLONTÉ DE DIEU
QUANT AUX SOUFFRANCES ET AUX LARMES 

(2) La fausse idée que ce n'est jamais la volonté de Dieu que Son peuple souffre et pleure. Cette fausse idée est défendue de différentes manières et par diverses fausses philosophies, telles que la Science chrétienne, la Pensée universelle, la Rose‑croix, etc. C'est aussi le message commun de beaucoup de soi‑disant « guérisseurs par la foi » et défenseurs du « parler en langues » dans ces temps modernes. Ils en ont trompé beaucoup, pensant que Dieu ne voulait qu'aucun de Son peuple souffre, ou pleure, ou soit malade. Ils proclament l'idée que, si quelqu'un souffre, s'il est physiquement affligé ou dans la détresse, c'est toujours à cause de péché personnel ou de manque de foi. Les exemples cités ci-dessus réfutent cette prétention, car ce fut évidemment la volonté [de permission] de Dieu que souffrent ces fidèles serviteurs. Ce fut pour leur développement et leur affermissement et pour Sa gloire.

« Par l'ÉTERNEL, les pas de l'homme sont affermis et il prend plaisir à sa voie" (Psaumes 37 : 23). « Le cœur de l'homme se propose sa voie, mais l'ÉTERNEL dispose ses pas » (Proverbes 16 : 9). « Mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son propos" (Romains 8 : 28). « Car notre légère tribulation d'un moment [comparée à l'éternité], opère pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire » (2 Corinthiens 4 : 17).

Même Jésus souffrit selon la volonté et l'arrangement de Dieu ; et « quoiqu'il fût Fils, a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffert » (Hébreux 5 : 8). Il but fidèlement la coupe que le Père Lui donna à boire (Jean 18 : 11). Il fut heureux de faire la volonté du. Père, sans égards à la souffrance (Jean 4 : 34 ; 5 : 30 ; 6 : 38). Notre Seigneur dit à Ses disciples : « Vous aurez (voir note Darby — trad.) de la tribulation dans le monde » (Jean 16 : 33). Prenons donc garde à la tromperie que ce n'est jamais la volonté de Dieu que Son peuple souffre et pleure.

suite

2LA VIE CHRÉTIENNE DIFFICILE

            (3) La fausse idée que la vie chrétienne est une vie facile en tous sens. En effet, Jésus dit (Matthieu 11 : 28-30) : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de coeur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est aisé et mon fardeau est léger ». Mais beaucoup ont mal compris ce texte, pensant qu'il n'y aurait ni joug de servitude, ni fardeau du tout, dans la vie chrétienne. La nouvelle « brise d'Hollywood » sur Jésus, Le présentant comme la réponse à toutes les expériences de la vie, en a trompé beaucoup, en leur faisant croire que, devenir un chrétien, c'est voguer vers les cieux sur le lit fleuri de l'aisance. Une telle idée est éloignée de la Vérité et loin de l'expérience.

            Bien que la vie chrétienne ait beaucoup de roses, elle a aussi de nombreuses épines. Le joug de notre Seigneur est aisé, comparé aux jougs politiques, des affaires, du sectarisme, de la société, du péché, de l'égoïsme, [de l’esprit mondain] et de l'orgueil, et dans notre pleine dévotion à Lui, il est rembourré avec l'amour. L'amour « supporte tout » (1 Corinthiens 13 : 7), et ainsi, les fardeaux que nous portons pour Lui sont légers, comparés aux lourds fardeaux portés sous la malédiction du péché et de la mort ; mais, dans notre consécration, nous prenons Son joug sur nous et nous portons le fardeau dont il Lui plaît de nous charger, qu'Il partage avec nous comme notre Compagnon et notre Porte‑faix ; et Sa force est rendue parfaite en notre faiblesse (2 Corinthiens 12 : 9, 10 ; Philippiens 4 : 13). Luc 12 : 49‑53 est un autre passage des Écritures qui réfute la fausse idée que la vie chrétienne est une vie facile.
 

SOUFFRIR ET PLEURER
POUR LA GLOIRE DE DIEU

(4) La fausse idée que ce n’est pas pour la gloire de Dieu que Son peuple souffre et pleure. Si Dieu aime tant Son peuple consacré et ressent tellement de compassion pour lui que, « dans toutes leurs détresses, il a été en détresse » (Ésaïe 63 : 9), et qu'Il pouvait dire que « celui qui vous touche, touche la prunelle (la pupille) de son œil » (Zacharie 2 : 8), comment pourrait‑Il alors tirer gloire dans leurs souffrances et leurs larmes ?

Il y a beaucoup de profit à retirer de nos afflictions, douleurs et larmes, non seulement pour nous‑mêmes, mais aussi pour ceux qui apprennent que nous les acceptons dans l'esprit de Christ, et en plus pour la gloire de Dieu. Certaines de ces grâces ne peuvent être développées convenablement sans ces circonstances adverses. Quelquefois, Il permet que des afflictions nous viennent pour nous retirer de l'égarement et nous amener plus près de Lui dans l'obéissance et Sa précieuse communion. Nous lisons, par exemple, au Psaume 119 : 67, 71, 75 : « Avant que je fusse affligé, j'errais ; mais maintenant je garde ta parole » ; « Il est bon pour moi que j'aie été affligé, afin que j'apprenne tes statuts » ; « Je sais, ô Éternel, que tes jugements sont justice et que c'est en fidélité que tu m'as affligé ».

Dieu trouve parfois nécessaire de retirer pour un temps le sentiment de Sa présence constante et de Sa faveur à Son peuple « jusqu'à ce qu'ils se reconnaissent coupables et recherchent ma face [ma faveur] ; et dans leur détresse, ils me chercheront dès le matin » (Osée 5 : 15). De même qu'un parent fidèle doit parfois punir un enfant pour son bien, et souffre cependant plus, en trouvant et en appliquant le châtiment nécessaire, que l'enfant qui le reçoit n'en est affligé, ainsi notre tendre Père céleste souffre d'une manière touchante dans toutes nos souffrances — « dans toutes nos afflictions, il est affligé » — mais Il prévoit le bien qui peut être accompli pour nous, pour les autres et pour Lui. Quel merveilleux Père céleste nous avons vraiment !

Dieu nous assure de Sa sollicitude spéciale pour nous comme Ses enfants (1 Pierre 5 : 7) ; et Il a promis : « Je ne te laisserai point et je ne t'abandonnerai point » (Hébreux 13 : 5). En Ésaie 49 : 15, 16, nous lisons : « Une femme oubliera‑t‑elle son nourrisson, pour ne pas avoir compassion du fils (note Darby — trad.) de son ventre ? Même celles-là oublieront, … mais moi, je ne t'oublierai pas. Voici, je t'ai gravée sur les paumes de mes mains ».

« Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui, car celui que le Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu'il agrée. Vous endurez des peines comme discipline : Dieu agit envers vous comme avec des fils, car quel est le fils que le [son] père ne discipline pas ? Mais si vous êtes sans la discipline [châtiment, correction] à laquelle tous [les vrais fils de Dieu] participent, alors vous êtes des bâtards, et non pas des fils. De plus, nous avons eu les pères de notre chair pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; ne serons‑nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? Car ceux‑là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu'ils le trouvaient bon, [comme il semblait bon ou convenable pour eux — marge] ; mais Celui‑ci nous discipline pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. Or, aucune discipline, pour le présent, ne semble être un sujet de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. C'est pourquoi, redressez les mains lassées et les genoux défaillants [fortifiez les mains lassées, et affermissez les genoux qui chancellent — Diaglott ; comparer Ésaie 35 : 3] ; et faites des sentiers droits à vos pieds [votre conduite], afin que ce qui est boiteux [taché dans le caractère et la conduite] ne se dévie pas [de la justice], mais plutôt se guérisse » (Hébreux 12 : 5‑13).

« Bien‑aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est venu sur vous pour votre épreuve, comme s'il vous arrivait quelque chose d'extraordinaire ; mais, en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, ré jouissez‑vous, afin qu'aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport » (1 Pierre 4 : 12, 13).

Donc, « glorifions‑nous dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience [l'endurance joyeuse], et la patience l'expérience [l'approbation], et l'expérience l'espérance ; et l'espérance ne rend point honteux ; parce que l'amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l'Esprit saint qui nous a été donné » (Romains 5 : 3-5). Nous ne pouvons pas avoir l’approbation de Dieu jusqu'à ce que nous soyons d'abord éprouvés et trouvés fidèles, et c'est pour Sa gloire que nous nous prouvons fidèles sous notre épreuve, apportant ainsi la joie à Son cœur et ajoutant la gloire à Son nom.

Toutes choses sont nôtres ; car nous sommes à Christ et Christ est à Dieu ; et Dieu appela Christ à ces glorieuses expériences (1 Corinthiens 3 : 21‑23). Quiconque n'apprécie pas les joies spirituelles peut s'attendre à endurer durement l'instruction présente avec patience et remerciement. Nous devons voir quelque chose de la gloire qui suivra (1 Pierre 1 : 11), afin de constater la nécessité des vicissitudes du présent temps d'épreuve.

Notre Seigneur Jésus, durant le temps de Son épreuve spéciale, fut « méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c'est que la langueur » (Ésaïe 53 : 3) ; cependant, Il fit Ses délices de faire la volonté de Dieu, même jusqu'à la mort de la croix (Psaumes 40 : 8 ; Jean 4 : 34 ; 5 : 30 ; 6 : 38 ; Philippiens 2 : 8 ; Hébreux 12 :2). Et Il dit à Ses disciples qu'ils sont bienheureux quand ils sont persécutés à cause de la justice, injuriés et faussement représentés pour Sa cause, et lorsqu'ils sont ainsi traités : « Réjouissez‑vous et tressaillez de joie, car votre récompense est grande dans les cieux » (Matthieu 5 : 10‑12). Il dit aussi : « Vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse sera changée en joie » (Jean 16 : 20).

 S'il était nécessaire et qu'il plût à Dieu qu'en « amenant plusieurs fils à la gloire, il consommât [ou rendît parfait — voir note Darby — trad.] le chef de leur salut par des souffrances » (Hébreux 2 : 10), sûrement chaque enrôlé à Son service devra apprendre à « prendre sa part des souffrances comme un bon soldat de Jésus‑Christ » (2 Timothée 2 : 3). « L'Éternel sonde le juste » (Psaumes 11 : 5). Il « éprouve nos cœurs » (Proverbes 17 : 3 ; 1 Thessaloniciens 2 : 4).

Le « Petit Troupeau » [Luc 12 : 32] fut rendu parfait par les souffrances (1 Pierre 5 : 10). La « Grande Foule » [Apocalypse 7 : 9] aussi est [a été] éprouvée dans la fournaise de l'affliction. Ces deux classes du peuple de Dieu sont symbolisées respectivement par des vases d'or et [des vases] d'argent (Malachie 3 : 3 ; 2 Timothée 2 : 20). Tout le peuple de Dieu doit être sévèrement éprouvé avant qu'Il puisse le récompenser de la vie éternelle. Même les humains seront éprouvés durant — et spécialement — à la fin du Jour du Jugement millénaire avant d'être finalement récompensés (Matthieu 25 34‑40).

Sûrement les souffrances et les larmes, durant cette nuit de douleurs de 6.000 ans, ont accompli beaucoup de bien à la gloire de Dieu. Elle a [et elles ont] préparé Ses classes élues et quasi‑élues pour la grande œuvre et l'honneur que Dieu a pour elles durant la venue du règne médiatorial pour la bénédiction de l'humanité. Cette grande joie viendra pour elle bientôt dans ce matin millénaire.

Et les humains ont aussi beaucoup à apprendre et profiteront grandement de leur expérience avec le mal sous la malédiction du péché et de la mort, et la joie leur viendra aussi au matin, dans leur résurrection, quand ils seront réveillés de leur sommeil de la mort et qu'ils passeront leur épreuve pour la vie éternelle, et ils profiteront alors de ce qu'ils apprirent antérieurement (Volume 1 pp. 131‑155 ; Psaumes 90 ; E. Volume 17 pp. 320‑323).

Dieu éprouve pour vous de la douleur,
Il voit les larmes tomber,
Et murmure : « Je suis avec vous,
Ne craignez pas ». 

Dieu comprend votre chagrin,
Il partage avec vous la peine ;
Oh ! Espérez en Lui dans les ténèbres,
Vous ne pouvez espérer en vain. 

Dieu prépare votre changement,
Il vous inculque Sa volonté,
Il vous éprouve dans la fournaise,
Aussi, en Ses mains, demeurez toujours.

 


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