RAPPORT SUR LA DÉCOUVERTE DE L'ARCHE DE NOÉ
LE GRAND DÉLUGE

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            « L'Éternel dit : J'effacerai de la surface du sol l'homme que j'ai créé, depuis l'homme jusqu'au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits. Mais Noé trouva grâce aux yeux de l'Éternel... Et l'arche reposa sur les montagnes d'Ararat
» —  Genèse 6 : 7, 8 ; 8 : 4.

EN 1883, l'annonce faite par un journal de Constantinople de la découverte de l'Arche de Noé suscita un intérêt mondial. Selon le récit, les membres d'une mission turque, envoyée sur le Mont Ararat pour faire des recherches concernant les avalanches, arrivèrent tout-à-coup sur une énorme construction de bois très sombre qui émergeait d'un glacier ; les gens de cette région assuraient l'avoir vue à différentes reprises, mais personne n'avait osé l'approcher parce qu'ils étaient terrifiés par ce qu'ils considéraient comme un esprit au regard féroce, regardant depuis l'intérieur.

Les membres de la mission, ne s'embarrassant pas avec de tels rapports, réussirent, après bien des difficultés, à atteindre cette construction qui était logée dans un renfoncement quasi-inaccessible. L'Arche fut trouvée bien préservée, bien qu'elle fût écrasée par endroits, sa charpente étant faite d'ancien bois de gopher qui ne croît que dans les plaines de l'Euphrate. La partie visible permettait d'entrer dans trois compartiments d'environ 15 pieds [1 pied = 0,30 m environ] de haut, les autres étant tellement remplis de glace que l'entrée en était interdite. Il était impossible de déterminer jusqu'où l'Arche s'étendait dans le glacier.

Quelques années plus tard, en 1894, le Rév. Dr John Joseph Nouri D.D., L.L.D., archidiacre chaldéen de Babylone et de Jérusalem de l'Église orthodoxe grecque, entreprit une expédition sur le haut de l'Euphrate et sur l'Ararat ; il atteignit le sommet de ses deux pics, l'un de 16.000 et l'autre d'environ 18.000 pieds de haut. Il déclara, qu'avec les membres de son escorte, il était monté jusqu'à un endroit où ils avaient la vue intérieure d'un étroit plateau, presque au sommet, sur lequel ils virent ce qu’ils prétendirent être l'Arche de Noé. Ils déclarèrent que l’extrémité saillante de celle‑ci était tombée et délabrée, que le bois était noir et rougeâtre, ayant l’apparence du fer et paraissant très épais.

Plus récemment, certains rapports ont annoncé que l’Arche de Noé avait été vue par d'autres personnes également. La plus récente de ces déclarations qui soit venue à notre connaissance est celle de Fernand Navarra, un homme d'affaires et explorateur amateur français ; après avoir lu les déclarations que les restes de l’Arche avaient été vus en de nombreuses occasions par des explorateurs de l'Ararat pendant une période de plus de 200 ans, dont une fois d'un avion par un aviateur russe au cours de la Guerre mondiale, M. Navarra, aiguillonné par ces nouvelles, devint désireux d'essayer de la découvrir par lui‑même. Une adaptation de son livre, J'ai trouvé l'Arche de Noé, a été publiée dans le journal L'American Weekly du 6 avril 1958 et a été réimprimée, avec l’autorisation de ce journal, par (C) 1958 by Hearst Publishing Co, Inc, sous une forme condensée. Navarra s'exprime ainsi :

J'ai vu, pour la première fois, la carcasse de l'Arche de Noé en 1952. Avec quatre amis alpinistes, je me suis élevé jusqu'à 17.000 pieds sur le Mont Ararat, dans la région des neiges éternelles ; je regardai dans un bassin flanqué d'une crevasse glaciaire et d'un rocher escarpé. Mon cœur battit violemment. Là reposaient les restes de l’Arche.

Ses poutres noircies sortaient, ayant la forme d'un plat‑bord de 375 pieds d'apparence opaque à travers la couche de glace. Je réa­lisai d'une façon soudaine et dramatique que les his­toires que j'avais entendues à la maison n'étaient pas des contes exagérés de voyageurs, mais vraiment des faits rigoureusement exacts.

À cette occasion, mon lot fut la déception. Je n'avais pas apporté avec moi l’équipement nécessaire pour descendre dans le bassin. Je fus forcé de retourner en France les mains vides.

L'année suivante, je retournai avec un seul compagnon, mieux préparé. Mais quand nous fûmes à 100 yards [1 « yard » = 3 « pieds »] de l'ancien vaisseau, nous fûmes tous deux atteints d'une étrange indisposition : nous eûmes des maux de tête atroces qui nous forcèrent à rentrer en chancelant au camp où nous restâmes pendant trois heures dans un état de stupeur avant de descendre la montagne.

À ma troisième ascension du Mont Ararat, brûlait en moi la ferme détermination de toucher et de tenir ma découverte. Cette fois, cependant, ce fut une affaire de famille. J'avais avec moi Raphaël, mon fils âgé de 11 ans, qui était un vigoureux petit grimpeur… Nous étions à la face ouest et nous montions régulièrement… Il était 10 h du soir quand nous nous arrêtâmes à plus de 11.000 pieds de haut…

Nous nous mîmes à nouveau en route à 4 h du matin à travers un chaos de rochers brisés. La pente devenait raide et nous marchions doucement pour éviter de mettre une avalanche en mouvement. A huit heures, la route devint périlleuse. De grands blocs de lave se brisaient sous nos pieds. Raphaël avait de la peine à marcher avec moi. Je montai 60 pieds et laissai descendre une échelle de cordes sur laquelle il pourrait grimper. En trois heures nous avions atteint la ligne des neiges à 13.700 pieds…

A 7 h 30 du matin (le matin suivant), nous accrochions la glace, portant pour grimper des chaînes encordées. Une fois, Raphaël tomba en contournant une grande crevasse, s'accrochant nerveusement à la corde que je tenais très près du bord. Ensuite survint une tempête de grésil. Nous nous abritâmes derrière une muraille de glace. Il nous fallut deux heures pour gravir les derniers 100 pieds. Il était midi lorsque nous atteignîmes le sommet. Je m'approchai du bord pour regarder plus loin mais je m'arrêtai en craignant que la glace se brise.

Raphaël me dit : « Tiens‑moi avec la corde, je veux voir ce qu'il y a dans le fond ». Il rampa, se pencha de l'autre côté, et très simplement, il dit : « Là, je le vois maintenant… oui, le vaisseau est là, je le vois très bien, papa ».

Mon cœur battait ; nous regardions autour de nous pour trouver le moyen de descendre. À ce moment, Raphaël m'appela : « Ici, il y a une profonde crevasse, je vois de la lumière dans le fond ». Je déroulai l'échelle et la fis descendre. Quelques minutes plus tard, j'étais au fond de la crevasse.

La lumière que Raphaël avait vue provenait d'un corridor qui conduisait à une terrasse s'inclinant graduellement. Sur cette terrasse, je pouvais distinguer la glace, des bandes noires. Cela ne pouvait être que les poutres de l'Arche !

Je rejoignis Raphaël qui riait de joie… Je retournai à nouveau dans la crevasse et enlevai la neige qui recouvrait la glace. Mon cœur s'arrêta de battre, ce n'était pas du bois, mais une poussière glacée présentant cette illusion depuis une certaine distance. Tous mes efforts avaient‑ils été faits pour ce tragique mirage ?

Raphaël cria : « Papa, as‑tu coupé un morceau de bois ? ». « Ce n'est pas du bois », répondis‑je amèrement, « c'est de la poussière seulement ».

« Mais, as‑tu creusé ? », demanda‑t‑il. Creusé ? À ma confusion, je n'y avais pas songé ! J'attaquai la croûte avec un piolet. J'avais creusé un trou d'un pied et demi carré et d'environ sept pouces de profondeur quand, sous la glace brisée, de l'eau apparut. Et dans l'eau, l'extrémité d'une poutre… !

J'enfonçai mes ongles dedans, ce n'était pas de la poussière glacée — c'était une pièce de bois, c'est certain, et du bois qui avait été coupé par l'homme. Je retins mes larmes et je criai à Raphaël : « J'ai trouvé le bois ! ».

Il était évident que je ne pouvais pas sortir la poutre entière, ni beaucoup d'autres semblables. Je coupai un morceau de la longueur d'un yard et demi. Son poids m'étonna. Il avait été travaillé, cela est sûr. Je retournai vers l'échelle, attachai le bois à une corde et laissai Raphaël le tirer en haut…

Était‑ce l'Arche que j'avais trouvée ? Pendant les trois ans que la pièce de bois fut exhibée à Paris, les controverses firent rage. Cependant, les experts déclarèrent que le bois était vieux de 5.000 ans ou plus, préservé par la poussière de lave de la montagne. Quelle autre construction, façonnée comme le plat‑bord d'un vaisseau, aurait pu être construite au sommet de l'Ararat ? ... Je crois que ce qui repose sous la glace est le reste de l'Arche.
 

COMMENTAIRES SUR CE QUI PRÉCÈDE

Que devons‑nous penser de tels récits ? Sont‑ils vrais ou faux ? Le temps le dira. Cependant, nous ne devons pas trouver étrange que Dieu ait fait en sorte que l'Arche de Noé soit conservée. La poussière de lave de même que la neige et les glaces éternelles (qui s'étendent à plus de 3.000 pieds en‑dessous du sommet de l'Ararat) étaient d’excellents préservateurs pour la conservation du bois avec lequel l'Arche a été construite.

Quelques personnes, comme l'Apôtre Thomas, ont besoin de preuves tangibles avant qu’elles puissent croire. Comme nous progressons de plus en plus dans « les temps du rétablissement de toutes choses dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes de tout temps » (Actes 3 : 21), Il permet, s'Il ne les provoque, que beaucoup de choses soient mises à jour pour être d'une assistance spéciale à ceux qui ne marchent pas par la foi mais par la vue — comme de nombreux manuscrits anciens, des découvertes géologiques et archéologiques des plus convaincantes, des développements scientifiques, des inventions merveilleuses et des accomplissements manifestes de prophéties des Écritures anciennes, etc.

Le même Dieu sage qui conçut et fit bâtir, dans une aimante considération pour l'humanité, la GRANDE PYRAMIDE « au milieu du pays d'Égypte et (même) un pilier à sa frontière » [voir notre liste de publications] pour être « un signe et un témoignage à l'Éternel des armées » (Ésaïe 19 : 19, 20) qui commence justement maintenant (en ce jour) à parler aux hommes de science, peut, en plus, avoir caché l'Arche de Noé, l'ensevelissant et la préservant par une poussière de lave, par la neige et par la glace, prête pour être un autre témoin « en ce jour », même aux yeux des plus sceptiques. Nous ne pouvons que dire : ce serait « digne de Dieu » et en parfaite harmonie avec le témoignage des Écritures que, maintenant, « au temps de la fin » (Daniel 12 : 4) « au jour de sa préparation » (Nahum 2 : 3, 4), des preuves extérieures de la vérité de la Bible commencent à augmenter pour l'instruction et la préparation des hommes naturels, même des plus sceptiques d'entre eux ; nous nous attendons à ce que ces preuves et ces développements augmentent et se multiplient à mesure que le temps avance.
 

RÉPONSES AUX OBJECTIONS DES SCEPTIQUES

Quelques sceptiques se sont moqués de la déclaration des Écritures concernant la capacité de l'Arche (Genèse 6 : 15), demandant par exemple si elle était assez grande pour contenir deux ou une paire de chaque espèce de tous les animaux, etc. D'autres ont mis en doute l'affirmation de la Bible, à savoir que, jusqu'au déluge, il n'y avait pas eu de pluie — mais que la végétation était entretenue par une vapeur qui s'élevait de la terre (Genèse 2 : 6). Les ouvrages La Nouvelle Création (Chap. 1) et Création (E. Vol. 2) répondent longuement à cette objection ; ces chapitres montrent que les eaux du déluge étaient contenues jusqu'à ce moment‑là dans une pellicule épaisse ou enveloppe qui entourait la terre et qui, par arrangement divin, se brisa et descendit sur le monde, en partie par une pluie torrentielle et en partie par un grand déluge surgissant à partir des deux pôles.

Quant aux objections sur la grandeur (ou capacité) de l'Arche : elle avait trois étages, était construite en bois de gopher et était recouverte de bitume (asphalte) qui abondait dans cette région aussi bien qu'autour de la Mer Morte, et qui la rendait étanche. Recouverte d'un toit pour sa sécurité, une ouverture, pour la lumière et la ventilation, entourait les quatre côtés, interrompue par les poutres ou mâts qui soutenaient le toit. Des chambres, littéralement nids ou cellules, furent faites en trois rangées pour la commodité des animaux (Genèse 6 : 14‑16). Les cloisons de ces chambres contribuaient à rendre solide toute la construction. Il n'y avait qu'une seule porte.

Le tonnage de l'Arche a été estimé à environ 11.000, et il y avait suffisamment de place pour contenir, par paires, toutes les espèces distinctes d'animaux. Elle aurait pu loger mille personnes et aurait eu suffisamment de place pour emmagasiner les provisions. Avec une coudée mesurant 18 pouces de long [1 pouce = 0,02539 m ; 1 pied = 12 pouces = 0,30479 m], les dimensions de l'Arche, en pieds, seraient de 450 pieds de long, 75 pieds de large et 45 pieds de haut. Si nous déduisons 50 pieds pour l'inclinaison de l'avant, de la poupe et des côtés, nous aurons alors 400 pieds sur 75, c'est‑à‑dire 30.000 pieds carrés sur chaque pont ce qui donne 90.000 pieds carrés pour le plancher des trois ponts. Les navires qui transportent du bétail depuis New York emploient 20 pieds carrés pour chaque bœuf. À ce taux, il y aurait place sur chaque pont pour 1.500 bœufs, soit 4.500 pour les trois ponts, avec suffisamment d'espace pour la ventilation, car les ponts avaient environ 13 pieds de vide en plus.

Geikie donne le nombre des espèces de mammifères comme étant de 1.600 à 1.700. S'il en est ainsi, l'Arche pouvait transporter sur deux de ses ponts et une partie du troisième, deux de chaque espèce de la taille d'un bœuf. Mais, selon la soigneuse classification des espèces par Wallace, la grandeur moyenne serait de celle du renard argenté. En prenant le renard argenté comme mesure de toutes les espèces, et en l'agrandissant même d'un quart de la grandeur du bœuf et en lui donnant le quart de la place nécessaire pour le boeuf, toutes les espèces ne rempliraient pas l'espace des 30.000 pieds carrés d'un seul pont de l'Arche ! Wallace estime le nombre des oiseaux à 10.087, des reptiles à 975 et des lézards à 1.252. Prenant à nouveau la grandeur moyenne de ces espèces, et en ajoutant le nombre additionnel des animaux purs qui furent pris au nombre de sept de chaque espèce (Genèse 7 : 2, 3), il semble que la place pourvue pour eux était suffisante.

Quelques‑uns se sont demandé si un vaisseau des dimensions de l'Arche pouvait tenir l'eau. On raconte qu'il y a quelques années, des expériences ont été faites sur le Sund, entre le Danemark et la Norvège, pour se rendre compte si un vaisseau de ces dimensions pouvait tenir la mer.

Dans ce but, on construisit un modèle mesurant 30 pieds de long sur 5 de large et 3 de haut, les mesures réelles de l'Arche étant de 300 x 50 x 30 coudées. Le modèle fut construit en forme de selle ancienne de manière qu'une section croisée représentait un triangle isocèle. Quand il faisait face au vent, et laissé à ses propres moyens, il développait des qualités remarquables pour tenir la mer. Il dérivait sur les côtes avec la marée, créant une ceinture d'eau calme sous le vent, et cette épreuve prouva d'une manière concluante qu'un vaisseau construit de cette manière primitive pouvait parfaitement tenir la mer pour un long voyage.

On dit que les propositions générales des dimensions de l'Arche ont été suivies scrupuleusement par des constructeurs de cargos. Les Phéniciens, les Grecs et les Romains, et d'autres constructeurs de vaisseaux de diverses proportions, se sont trouvés bien inférieurs à l'excellence du type de l'Arche pour les commodités, la sûreté et l'économie comme cargos. Sans aucun doute, les proportions données par la sagesse divine sont les meilleures.

 

LE GRAND DÉLUGE

            « Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit [considéra  Dieu et Son avertissement], et bâtit une arche pour la conservation de sa maison ; et, par cette arche, il condamna le monde et devint héritier de la justice qui est selon la foi » — Hébreux 11 : 7.

Les plus anciens récits confirment le fait d'un grand déluge. Nous pouvons estimer que le récit biblique lui‑même est l'un des plus anciens, sinon l'original de ces récits, car on ne peut pas avoir confiance quant aux dates données, par les savants, aux tablettes d'argile cuite trouvées dans les ruines de Ninive. Dans leur effort pour trouver quelque chose qui soit plus ancien que la Bible, et d'où ils prétendent que le récit biblique a été tiré, ils ajoutent des milliers d'années à l'ancienneté du Déluge, et ainsi sont‑ils en désaccord avec les exposés bibliques, lesquels, nous le soutenons, ne sont pas infirmés par leurs suppositions. La généalogie, depuis Noé jusqu'à Abraham et Moïse, est clairement donnée, avec une netteté qui n'est pas même imitée dans les récits babyloniens.

L'Apôtre nous avertit que « la sagesse de ce monde est folie devant Dieu » (1 Corinthiens 3 : 19), de même que la sagesse, le plan et la révélation de Dieu sont folie pour ces « hommes sages » (1 Corinthiens 2 : 14 ; 1 : 19‑21). Dans leurs efforts pour s'opposer à la foi des juifs et des chrétiens — pour ignorer toute révélation divine et, si possible, un Créateur personnel, ils attaquent le livre de la Genèse en prétendant être à même d'y discerner deux récits entremêlés ; ils supposent que, dans ce cas, la crédibilité des Écritures serait diminuée, et que le monde serait obligé de rejeter la pensée d'un document divinement inspiré, pour accepter comme vérité scientifique les conjectures de ces « hommes sages ».

Sur ce sujet, Peloubet dit : « Les contradictions ou critiques proviennent de ceux qui, non seulement voient deux narrations, mais admettent que chacune est [représente] le tout. Les traditions babyloniennes du déluge, que beaucoup de critiques considèrent comme la source du récit biblique, contiennent le récit combiné. Il existe des traditions du déluge, à peu près universelles, avec une grande similarité des détails. La plus importante d'entre elles est le récit chaldéen écrit sur des tablettes d'argile trouvées parmi les ruines de Ninive et maintenant déposées au Musée britannique. Il n'y a rien dans la géologie qui puisse discréditer l'histoire du déluge, mais beaucoup pour confirmer le fait ».

Un autre écrivain, Lenormant, dit : « Le récit du déluge est une tradition universelle qu'on trouve dans toutes les branches de la famille humaine, à l’exception de la race noire. Une tradition, partout si exacte et si concordante, ne peut pas se rapporter à un mythe imaginaire… Elle doit être la réminiscence d'un événement réel et terrible… qui s'est produit près du berceau primitif du genre humain, et ceci, avant la séparation des familles desquelles les principales races sont descendues ».

Le professeur G. F. Wright dit, concernant les récits babyloniens du déluge, qui ont peu de valeur, comparés à celui de la Bible : « Il est bon de se rendre compte que les tablettes cunéiformes (dans leur récit du déluge, copié d'après les récits babyloniens de 1800‑2000 avant Christ) arrangent en un seul récit et, en substance, dans le même ordre que celui de la Genèse, les documents élohistiques et jéhovistiques supposés, par beaucoup de critiques, avoir été réunis en un seul après l'exil. C'est pourquoi nous avons, dans cette comparaison, une démonstration presque scientifique que ces critiques se trompent dans leurs conclusions basées sur une analyse littéraire. Leur essai de prouver qu'il y a deux récits de la Genèse, combinés et contenant des chronologies irréconciliables, n'est guère plus qu'une supposition gratuite, car ces dernières peuvent être assez facilement disposées en un tableau chronologique continu ».
 

LA PÉRIODE DU DÉLUGE

Le récit très minutieux du Déluge, fait en Genèse 7 et 8, montre que, depuis le moment où Noé, sa femme, ses fils et leurs femmes, les bêtes, les oiseaux etc., entrèrent dans l'Arche et qu'il commença à pleuvoir, jusqu'au moment où la terre fut entièrement asséchée, il y eut une durée de temps d'une année de 365 jours. Nous lisons que Noé avait 600 ans lorsque le déluge d'eaux vint sur la terre (Genèse 7 : 6), et encore qu’ « Il arriva, l'an six cent un, au premier mois, le premier jour du mois, que les eaux furent séchées de dessus la terre » (Genèse 8 : 13). Le récit établit qu'il plut quarante jours et quarante nuits (Genèse 7 : 4, 12), que toutes « les fontaines du grand abîme se rompirent et que les écluses des cieux s'ouvrirent » ( la plus grande partie du Déluge venant sur la terre depuis les pôles [ par la rupture de l'enveloppe d'eau qui entourait la terre à ce moment-là — « les eaux qui sont au-dessus de l'étendue [ l'atmosphère ] » en Genèse 1 : 6-7 ] ), en sorte que les eaux continuèrent à augmenter ou à se renforcer sur la terre pendant 150 jours après qu'il eût cessé de pleuvoir (Genèse 7 : 24 ; 8 : 3) — ce qui donne une période de cinq mois ou plus. Ensuite, non seulement la pluie fut arrêtée, mais les fontaines de l'abîme et les écluses des cieux furent fermées.

Graduellement, les eaux commencèrent à baisser jusqu'à ce qu' « au dix‑septième jour du septième mois », l'Arche se posât sur « les montagnes d'Ararat » (Genèse 8 : 4), les eaux continuant à diminuer jusqu'à ce que les basses montagnes environnantes devinssent visibles (verset 5) ; quarante jours plus tard, Noé — dans le but de déterminer jusqu'à quel point le déluge avait baissé — lâcha un corbeau et une colombe qui s'envolèrent et revinrent à plusieurs reprises jusqu'à ce que la colombe rapportât une feuille verte d'olivier ; alors Noé se rendit compte que les eaux avaient baissé jusque dans les vallées et, une semaine plus tard, la colombe ne retourna pas à lui, indiquant ainsi que des conditions habitables existaient [à nouveau] sur la terre. Sous la direction de l’Éternel, Noé quitta l'Arche avec tout ce qui dépendait de ses soins « le vingt-septième jour du second mois » (Genèse 8 : 14). Puisqu'il est entré dans l'Arche « le dix‑septième jour du second mois » (Genèse 7 : 11), cela donne une période d'un an et six jours, mais la différence provient du fait que le temps est mesuré en mois lunaires.
 

LA CAUSE DU DÉLUGE

Comme il est montré dans La Nouvelle Création et dans Création (E. Vol. 2), le Déluge fut le résultat de la rupture du dernier des grands anneaux qui, à l'origine, entouraient la terre [ « les eaux qui sont au-dessus de l'étendue [ l'atmosphère ] » en Genèse 1 : 6-7 ], de la même manière que nous voyons maintenant les anneaux de Saturne. Mais la rupture de cette enveloppe d'eau qui occasionna le Déluge se produisit au temps fixé par la sagesse et la préconnaissance divines pour résoudre une crise dans les affaires des hommes. Si [ comme certains le disent ] Dieu avait prévu qu'Adam ne pécherait pas et que des événements subséquents concernant la race ne se produiraient pas, Il aurait sans doute prédestiné que cette chute des eaux se produisit avant d'avoir créé l'homme sur la terre. Les conditions sur la terre sont particulièrement expliquées bibliquement par la déclaration que « La terre était corrompue devant Dieu, et la terre était pleine de violence » (Genèse 6 : 11). Nous pouvons naturellement et avec raison nous demander comment cela pouvait se faire, puisque Dieu avait créé l'homme à Son image et selon Sa ressemblance ?

Les Écritures nous disent que le péché [ l'injustice ] de désobéissance a été le point de départ, et qu'ensuite le péché s'est étendu sur toute la race d'Adam (Romains 5 : 12‑19), dont il est déclaré qu'elle est née dans le péché et conçue dans l'iniquité (Psaumes 51 : 5). Mais, de plus, le récit biblique dit que la violence causée par le péché de l'homme a été augmentée par une source extérieure — les anges, les « fils de Dieu » qui, autrefois, chantaient ensemble au matin de la création (Job 38 : 7). Il leur avait été donné une surveillance à exercer concernant la race humaine. Mais l'exemple du péché et de la dégradation devint contagieux ; c'est pourquoi les Apôtres Pierre et Jude nous disent que certains de ces anges quittèrent, abandonnèrent, leur premier état — leur nature angélique — et, se créant des organismes humains, ce qu'ils avaient été autorisés à faire dans le but de bénir et d'assister le genre humain, ils employèrent mal ces corps en préférant vivre comme des hommes plutôt que comme des anges. Le récit, en Genèse 6 : 1-5, montre que ces anges, avec ces corps humains qu'ils s'étaient donnés, eurent des relations impropres avec l'humanité (2 Pierre 2 : 4 ; Jude 6).

Ces « fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles et prirent pour femmes toutes celles qu'ils choisirent ». Comme résultat, des géants [« nephilim »] leur naquirent, « des hommes puissants », « des hommes de renom ». Ces géants de naissance illégitime — contrairement à l'arrangement et à l'ordre divins — étaient de beaucoup supérieurs à la race d'Adam qui, à ce moment‑là, des centaines d'années après la chute, était considérablement dégradée. La race d'Adam n'était pas du tout de taille à lutter contre ces géants de renom, ces demi‑dieux qui, aussi bien intellectuellement que physiquement, étaient leurs supérieurs, et les gouvernaient sans pitié et remplissaient la terre de violence. À quel point s'étendait cette corruption de la race par ce commerce impropre avec les fils de Dieu ? Genèse 6 : 12 le montre : « Toute chair avait corrompu sa voie ».

Ceci nous donne à comprendre pourquoi Dieu détruisit complètement la race humaine ; elle n'était plus désormais de race adamique pure, comme Dieu l'avait voulu ; à l'exception de Noé et de sa famille, elle ne convenait plus pour l'emploi qu'Il devait en faire dans le Plan divin. La prédication de Noé ne pouvait pas non plus influencer ses amis et voisins ; ils étaient tellement sous l'influence des géants (« nephilim »), « hommes puissants », qu'au lieu de se repentir, ils se moquaient de Noé, de son travail et de sa prédication pour la droiture. Le résultat fut qu'ils périrent dans les eaux du Déluge, et que seul Noé et sa famille furent préservés ; il était « parfait dans ses générations » — ni souillé, ni détérioré, ni contaminé par la semence des anges, mais il était de pure race adamique — et pouvait perpétuer la race humaine et accomplir le dessein de Dieu concernant sa création.

La rédemption d'Adam et de sa race par le sacrifice de notre Seigneur qui leur procure une occasion de ressusciter et de retrouver la vie perdue en Adam, ne s'applique en aucun sens à ces « géants » de renom, car ils étaient illégitimes. Leur vie ne vint pas par Adam, le père ; c'est pourquoi elle ne fut pas rachetée par Christ. C'était une race illégitime, non autorisée, qui est irrémédiablement éteinte.
 

LA LEÇON DU DÉLUGE POUR NOUS

Notre Seigneur Jésus appelle notre attention sur le Déluge et sur les événements qui s'y rapportent (Matthieu 24 : 37‑39 ; Luc 17 : 26, 27), nous faisant clairement comprendre qu'il y a un parallèle à la fin de cet Age. Il déclare : « Comme il en était aux jours de Noé, ils mangeaient, buvaient, plantaient et construisaient, et ne surent rien jusqu'à ce que le déluge vint et les emportât tous, il en sera ainsi à la venue [parousia, présence] du Fils de l'homme ». En vérité, notre Seigneur ne veut pas dire que ce qui sera semblable, c'est la méchanceté ou le fait qu'ils furent détruits, mais qu'ils ne connaîtraient pas le temps. Cependant, Il nous fait comprendre qu'à la fin de cet Âge, il faut s'attendre à quelque grande catastrophe ou calamité, laquelle, dans un certain sens ou degré, correspondra à celle des jours de Noé.

Dans l'Épître de Pierre (1 Pierre 3 : 20, 21), nous trouvons qu'il y a une indication que les huit personnes — Noé, sa femme, ses trois fils et leurs femmes — qui furent sauvées pendant le Déluge, typifiaient ou représentaient tous les élus de l'Âge de l'Évangile. Le Déluge représente la malédiction qui pèse sur la famille humaine, à la fois dans son aspect général depuis Adam jusqu'à maintenant, et dans son trait culminant, le Temps de Trouble, depuis 1914, pendant lequel l'empire de Satan est détruit et le Royaume de Dieu établi.

L'Arche, au moment qui précéda le Déluge, et pendant celui‑ci, représente, en plus de ses traits chronologiques, Christ et Sa puissance salvatrice par Son Alliance pendant l'Âge de l'Évangile. En connexion avec les événements qui eurent lieu pendant l'année du Déluge et après le Déluge, l'Arche représente l'Alliance abrahamique (Genèse 12 : 1‑3), qui est la personnification du conseil de Dieu, dont le trait caractéristique essentiel est la Semence d'Abraham, Le Christ, qui, par Sa puissance glorieuse de réorganisation, repeuplera et bénira toutes les nations de la terre dans Son Royaume (Galates 3 : 8, 16, 29).

Le genre humain s'en va à la mort sous la malédiction, et tous ceux qui ne voudront pas finalement entrer dans l'Arche‑antitype, au propre temps, périront à toujours, car « Dieu exterminera tous les méchants » (Psaumes 145 : 20 ; Apocalypse 20 : 7‑9, 15).

Il faut noter que quatre couples humains entrèrent dans l'Arche, et au moins un couple de chaque espèce animale pure ou impure. Il y a quatre classes électives [élues], qui, dans cette vie, obtiennent un bon témoignage par la foi en l'Alliance abrahamique : (1) Le Christ, Tête et Corps, le Petit Troupeau (Luc 12 : 32 ; Apocalypse 14 : 1) ; (2) les Anciens Dignes, qui vinrent en relation d'Alliance avec Dieu avant que la Porte d'entrée pour le Haut-Appel fût ouverte (Hébreux 11 ; Matthieu 11 : 11) ; (3) La Grande Foule, formée de Nouvelles‑Créatures de l'Âge de l'Évangile qui lavent leurs robes dans le sang de l'Agneau et qui sont appelées à participer au souper des noces de l'Agneau (Apocalypse 7 : 9‑17 ; 19 : 9) et (4) les Jeunes Dignes, les « jeunes hommes » dont parle Joël 2 : 28, qui consacrent leur vie à Dieu et sont fidèles jusqu'à la mort dans ce temps de la fin de l'Âge de l'Évangile, après que le Haut‑Appel pour la nature divine a cessé (2 Pierre 1 : 4).

Sans aucun doute, Noé représente notre Seigneur, l'Héritier de la justice qui nous vient par la foi (Hébreux 11 : 7). La femme de Noé représenterait l'Épouse de Christ, « la femme de l'Agneau » (Apocalypse 21 : 9 ; 19 : 7). Nous comprenons que Sem et sa femme, Japhet et sa femme, et Cham et sa femme, représentent respectivement les Anciens Dignes, la Grande Foule et les Jeunes Dignes, les hommes représentant les conducteurs de ces classes et les femmes le reste desdites classes.

Les animaux purs représentent ceux que nous appelons les quasi‑élus, c'est‑à‑dire les juifs croyants et pratiquants des Alliances abrahamique et mosaïque, purifiés typiquement, qui seront sauvés, ainsi que ceux qui croient en la Rançon, pratiquent la justice, justifiés à l'essai, purifiés à l'essai et qui seront sauvés. Nous croyons que les animaux impurs qui étaient dans l'Arche représentent ceux du genre humain, non élus, qui seront sauvés, et que ceux qui périrent par le Déluge représentent d'un point de vue ceux qui ont péri sous la malédiction adamique et, d'un autre point de vue, les mouvements et systèmes de l'empire de Satan ainsi que la classe de la Seconde‑Mort (Apocalypse 20 : 15 ; 21 : 8). Les animaux placés dans l'Arche figureraient que, d'une manière anticipée, les quasi‑élus et les non‑élus qui seront sauvés sont inclus dans l'Alliance abrahamique. Comme l'Arche dans le type fut le moyen d'échapper au Déluge, ainsi l'éternel dessein de Dieu — l'Alliance abrahamique — est, pour tous ceux qui y entrent, le moyen d'être préservés de la destruction.
 

DESTRUCTION DU PRÉSENT MONDE MAUVAIS

L'Apôtre Pierre nous déclare (2 Pierre 2 : 5 ; 3 : 6, 7) que, de même qu'un déluge d'eaux détruisit le premier monde, l'ordre et l'arrangement des choses alors existantes, ainsi le feu [symbolique] détruira les cieux [symboliques] actuels (les puissances de domination spirituelle de Satan) et la terre actuelle (non pas la terre au sens propre, car elle « subsiste à toujours » — Ecclésiaste 1 : 4, mais la terre au sens figuré, la société humaine telle qu'elle est organisée maintenant sous la domination de Satan — 2 Corinthiens 4 : 4, la terre qui ne veut pas écouter la Parole de l'Éternel (Deutéronome 32 : 1 ; Jérémie 22 : 29).

Le feu de la destruction n'est pas [non plus] un feu au sens propre (bien qu'un tel feu puisse aussi y avoir une part), mais un feu figuratif — « le feu de la colère de Dieu » (Ézéchiel 38 : 19). Le fait que l'eau du Déluge était matérielle en a conduit quelques‑uns à penser que le feu qui doit détruire « les cieux et la terre » doit aussi être un feu réel mais cela n'est pas le cas. Le temple de Dieu était formé autrefois de pierres réelles ; il n'en est pas moins vrai que l'Église, qui est le vrai Temple, est spirituelle, un saint Temple qui n'est pas formé de matériaux terrestres. Jésus a porté une croix au sens propre, mais cela ne signifie pas que la croix que nous portons (Luc 9 : 23 ; Romains 6 : 6 ; Galates 2 : 20) soit formée de substance matérielle.

Selon 2 Pierre 3 : 10‑12, au « jour de l'Éternel » (dans lequel nous annonçons maintenant la « grande tribulation », « telle qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu'à maintenant » — Daniel 12 : 1 ; Matthieu 24 : 21), les cieux (les puissances de domination spirituelle de Satan) passeront avec un grand bruit, et la terre (la structure sociale actuelle avec ses éléments politiques, financiers et sociaux) se fondra dans ce feu symbolique de destruction et de grande effervescence, et dans l'ardeur de la passion et de la discorde de ce grand Temps de Trouble, les œuvres de « ce présent monde mauvais » (Galates 1 : 4) seront brûlées [symboliquement] — détruites.

Nous nous rappelons la description de Sophonie [le prophète] concernant le même grand événement, quand, après avoir dit que toute la terre serait consumée par le feu de la colère de Dieu, il ajoute : « Alors je donnerai aux peuples des lèvres pures, afin qu'ils invoquent tous le nom de l'Éternel » (Sophonie 3 : 8, 9) . Ainsi, voyons-nous que le feu qui consumera toute la terre ne sera pas un feu littéral, puisque certains seront laissés (Ésaïe 24 : 6 ; Matthieu 24 : 22) ; mais la structure sociale sera entièrement détruite, et le Seigneur donnera alors au peuple Son message dans sa pureté. Le Soleil de Justice [Christ] se lèvera, apportant la santé dans ses rayons, et toute la terre sera remplie de la connaissance de l'Éternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer (Malachie 4 : 2 ; Ésaïe 11 : 9 ; 2 Pierre 3 : 13).
 

DES GÉANTS DE NOS JOURS AUSSI

Ce fut le mélange impropre des natures humaine et angélique qui produisit les géants d'autrefois, par lesquels se produisit la violence sur la terre précédant le cataclysme du Déluge. Est‑il remarquable que nous trouvions une situation correspondante de nos jours ? N'avons‑nous pas des géants — de renom — aujourd'hui, d'une puissance presque illimitée parmi les hommes ? Ne sont‑ils pas ceux qui sont appelés trusts, fusions, cartels internationaux et princes de la finance de la terre, forts financièrement, au‑delà de tout rêve du passé ? N'est‑ce pas par l'action de ceux‑là que le grand Temps de Détresse et de violence est arrivé sur la terre ? Sûrement qu'il en est bien ainsi.

Et maintenant, de quelle manière ces corporations, trusts, cartels, et fortunes gigantesques furent-elles développées ? Sont‑elles d'origine païenne ? Sûrement pas ! Les païens n'ont jamais rêvé de telles choses, ni jamais imaginé la puissance et le pouvoir sur les hommes qui résident dans la puissance de ces institutions. Les païens eux‑mêmes souffrent par ces réels géants qui se servent du mécanisme gouvernemental des nations chrétiennes (?) pour les entraîner dans l'art diabolique de la guerre moderne, et augmenter leur propre puissance et leurs revenus en usant de violence sur les peuples païens, afin d'obtenir un lucre déshonnête et d’augmenter leur force personnelle. Ces géants ne mènent‑ils pas réellement les guerres et ne conduisent-ils pas en réalité les nations de la terre ? Il en est sûrement ainsi.

Mais si ces géants ne sont pas d'origine naturelle ou païenne, d'où proviennent‑ils ? Nous répondons qu'ils sont le produit d'une énergie spirituelle mal dirigée. L'Esprit du Seigneur, opérant dans Ses enfants consacrés, a exercé une influence illuminante tout autour d'eux, dont le résultat est ce qu'on appelle la civilisation actuelle. La majorité de ceux ainsi civilisés sont loin d'être réellement christianisés ; néanmoins, la lumière qu'ils possèdent vient, procède, du christianisme.

C'est cette illumination improprement reçue et exercée dans le monde qui a engendré l'esprit d'égoïsme [accru], lequel a atteint son développement et maturité dans ces géants. Toute la terre est maintenant sous leur puissance et leur griffe, mais l'Éternel, dans Sa providence, permet une grande calamité pour renverser les institutions présentes. Il fait en sorte que la colère de l'homme tourne à Sa louange (Psaumes 76 : 10) pour opérer le renversement, pour allumer le feu entre le capital et le travail, entre les géants et ceux qui sont de plus en plus opprimés sous leur étreinte et leur domination — pour engager une guerre à mort dans laquelle périront les institutions civiles, religieuses, politiques, sociales et financières de ce présent monde mauvais, dans ce grand Temps de feu et de Détresse.

Qui sera sauvé [ au point de vue spirituel en particulier ] dans cette période ? Qui survivra […] à cette tempête ? La Parole de l'Éternel dit à Ses fidèles consacrés : « Veillez donc, priant en tout temps, afin que vous soyez estimés dignes d'échapper [spirituellement en particulier] […] à toutes ces choses qui doivent arriver, et de vous tenir debout […] devant le Fils de l'homme » (Luc 21 : 36). Nous devons veiller afin que nous ne tombions pas […] dans ce temps général de trouble et de piège, qui vient sur le monde entier pour éprouver les cœurs des hommes, pour creuser profondément avec le soc de la charrue de la détresse, laquelle, finalement, dans la nouvelle dispensation, sera trouvée avoir été une bénédiction, mais qui, dans le temps actuel, ne sera qu'un terrible temps de trouble.

Dieu soit béni qu'il y ait un arc‑en‑ciel de la promesse, oui, un arc‑en‑ciel qui est vu par ceux qui ont l'œil de la foi et regardent aux choses au travers de la Parole de Dieu. Cet arc‑en‑ciel est la promesse divine qu'une pareille calamité ne se produira plus sur le monde, qu'avec cette calamité sera introduit le Royaume du cher Fils de Dieu, et que jamais plus le monde ne sera gouverné, ni par les hommes déchus, ni par les démons du prince de ce monde, ni par les royaumes de ce monde, mais que Celui qui l'a racheté sera son Seigneur et son Roi ; la domination ne sera pas donnée à un autre peuple ni laissée à d'autres (Daniel 2 : 44), mais quand le Messie aura conquis et soumis toute insubordination et toute chose contraire à la volonté divine, alors le Royaume sera remis à Dieu, au Père Lui‑même, afin qu'Il puisse être tout en tous (1 Corinthiens 15 : 24‑28).

(E. B. N° 261 — Mai-Juin 2000)

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Lorsque Christophe Colomb découvrit l’Orénoque (fleuve d'Amérique du Sud de plus de 2000 km de long qui se jette dans l’Atlantique par un vaste delta), quelqu'un lui dit qu'il avait trouvé une île. À quoi il répondit : "Un fleuve comme celui-ci ne coule pas d'une île. Ce puissant torrent doit faire écouler les eaux d'un continent." De même, lorsque l'on considère la Grande Pyramide (ses perfections quant à sa position, ses proportions, sa structure, ses arrangements intérieurs, etc.), on est amené à la conclusion que ce monument "ne coule pas d'une île" (qu'il n'émane pas du savoir humain), mais qu'il émane d'un savoir infiniment supérieur).

Nous lisons dans la Bible (Romains 1 : 19-22) : "Car ce que l'on peut connaître de Dieu leur est manifeste [aux êtres humains], Dieu le leur ayant fait connaître. [Comment le leur a-t-Il fait connaître ?]. Car, depuis la création du monde [de l'univers], ce qui ne peut pas se voir de lui, à savoir, sa puissance éternelle et sa divinité [lesquelles sont invisibles], se voit comme à l'œil nu [se discerne par le moyen de l’intelligence], par les choses qui sont faites..."

Hébreux 3 : 4 : "Car toute maison est bâtie par quelqu’un [rien ne se fait tout seul] ; mais celui qui a bâti toutes choses [à la fois dans Sa création et dans Son plan de salut envers l'humanité], c'est Dieu." Or, la Grande Pyramide est le seul monument au monde dont l'Architecte soit Dieu lui-même.

UN AUTEL ET UN SIGNE

Esaïe 19 : 19-20 : « En ce jour-là, il y aura un autel [élevé] à l’Éternel au milieu du pays d’Égypte [entre la Haute et la Basse Égypte ; tout le plan de salut de l'humanité repose sur le sacrifice du Christ, "un autel"] et, à la frontière même [des deux anciennes Égyptes), un monument [dédié] à l’Éternel ; et ce sera un signe [c.-à-d. un symbole] et un témoignage à l’Éternel des armées dans le pays d'Égypte ».