LA GRANDE PYRAMIDE ET LA BIBLE
par John et Morton EDGAR


Vidéo d'une émission passée sur FR3 en 1984

Quels sont quelques-uns des faits remarquables concernant la Grande Pyramide ? A-t-elle été divinement prévue pour être, de nos jours, un témoin en corroboration de la Bible ?

Ce qui suit est extrait de l'ouvrage intitulé Great Pyramid PassageS (Les Passages de la Grande Pyramide) qui montre comment la Grande Pyramide de Gizeh, symboliquement et par ses mesures, corrobore la philosophie et les temps et saisons [ ou époques ] du Divin Plan des Âges tel qu'il est contenu dans les écritures.


            « En ce jour-là, il y aura un autel [ élevé ] à l’éternel au milieu du pays d'Égypte et, à la frontière même, une colonne [ dédiée ] à l’éternel ; et ce sera un signe [ un symbole ] et un témoignage à l’éternel des armées dans le pays d'Égypte » ésaïe 19 : 19, 20.

Il est acquis depuis longtemps que la Grande Pyramide renferme de nombreuses vérités scientifiques, mais il est généralement moins connu que ce monument ancien est mentionné dans la Bible, et peu nombreux sont ceux qui se rendent compte que le Plan de salut scripturaire est corroboré par le symbolisme de l'édifice. Il ne fait pas de doute que certaines et, probablement, toutes les autres pyramides d'Égypte, étaient destinées à servir de sépultures ; des recherches approfondies ont montré que la Grande Pyramide n'a été, en aucune manière, érigée dans ce but. Bien que construite par l'intermédiaire d'agents humains, elle est, comme la Bible, d'origine divine, élaborée dans le but de témoigner pour la Vérité, de la Sagesse, de la Justice, de la Puissance et de l'Amour infinis de Dieu. 

Plus notre connaissance du Plan de salut augmente, plus notre appréciation de la Grande Pyramide grandit. Alors, l'émerveillement qui a pu naître en nous devant l'énormité des proportions de l'édifice, l'habileté merveilleuse déployée dans sa construction, son ancienneté et la qualité de sa résistance, de même que les nombreux aspects scientifiques qu'elle renferme, donneront lieu à un nouvel émerveillement inspiré par la révérence pour Dieu, lorsque nous réfléchissons à la manière utilisée par le Grand Architecte qui, au moyen de quelques passages et chambres simples, a pu représenter l'ensemble de Son glorieux « Plan des Âges » — non seulement la philosophie de ce Plan, mais également les repères de temps indiqués dans ses dimensions.
 

LA BIBLE FAIT RÉFÉRENCE à LA STRUCTURE PYRAMIDALE

Dans les figures de la Bible, la structure pyramidale est utilisée pour illustrer la prééminence exaltée de notre Seigneur Jésus-Christ. Jésus Lui-même fit allusion à ce magnifique symbolisme lorsqu’Il s'adressa aux dirigeants d'Israël par ces mots : « N'avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; celle-ci est de par le Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux ? » (Matthieu 21 : 42). Bien que chaque édifice de quelque importance ait sa pierre d'angle, le langage symbolique utilisé par Jésus ne peut s'appliquer correctement qu'à une pyramide, car nous trouvons dans ce genre d'édifice une pierre qui apparaît distinctement comme la pierre angulaire, la tête de coin (ou d'angle — Trad.). 

La définition géométrique d'une pyramide est un solide avec une base rectiligne régulière et dont les côtés sont des triangles plats qui se rejoignent à un point situé exactement au-dessus du centre de la base. Ce point est contenu dans la pierre angulaire du sommet. Nous percevons ainsi combien est juste la comparaison de l'écriture lorsqu'elle assimile Jésus-Christ à une « pierre maîtresse d'angle » (éphésiens 2 : 20) car, en Lui, la « pyramide » spirituelle du Plan de rédemption de Dieu est complète.

St. Pierre parla également de notre Seigneur en utilisant la figure d'une pierre d'angle (Actes 4 : 10-12 ; 1 Pierre 2 : 1-8). L'Apôtre savait que Dieu avait centré toute espérance de salut en Son Fils bien-aimé, et il déduisait qu'en conséquence, tous ceux qui voulaient être sauvés devaient nécessairement venir sous Lui et être bâtis dans l'alignement de cette grande pierre d'angle spirituelle — il ne pouvait y avoir de salut sous aucun autre nom, car une pyramide a une seule pierre angulaire, et « ceci est la pierre », Jésus.

En outre, l'Apôtre laissait entendre que ceux qui, par leur désobéissance, rejettent la Parole de Dieu, seront révélés, car ils se retrouveront finalement hors du Plan de salut, ne s'étant pas mis à l'abri de cette pierre du sommet céleste — ils n'ont pas eu foi que Jésus est le seul nom dans les cieux, donné parmi les hommes, et par lequel ils doivent être sauvés. Ils ressemblent aux travailleurs des temps anciens à qui le prophète inspiré David pensait lorsqu'il écrivit les mots : « La pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l'angle » (Psaumes 118 : 22).
 

LES BÂTISSEURS ET LA PIERRE DE L'ANGLE

L'histoire nous informe que l'Égypte fut, à une époque, envahie par un peuple de l'Est appelé Hyksos, ou Rois Pasteurs, qui obligèrent le peuple du pays à fermer leurs temples idolâtres et les enrôlèrent pour ériger la Grande Pyramide. Par conséquent, les égyptiens n'eurent aucun intérêt personnel dans le travail. 

Selon le professeur Flinders Petrie, expert reconnu en archéologie égyptienne, les pierres utilisées dans toutes les parties importantes de la Grande Pyramide furent taillées avec soin à la bonne dimension sur le site de la carrière, et spécialement identifiées pour être mises aux emplacements prévus, avant d'être acheminées vers le chantier de la construction. 

Durant la construction qui, d'après l'historien grec Hérodote, dura trente ans, les travailleurs ont dû trouver une pierre entassée parmi les autres, c.-à-d. la pierre du coin, dont ils ne comprirent certainement pas l'utilité pendant quelque temps ; car le style architectural de la Grande Pyramide était le premier du genre, et les travailleurs ne pouvaient en connaître ses traits achevés. Il nous est facile d'imaginer ces hommes faisant des suppositions et se trouvant très embarrassés devant cette pierre, et comme à ce stade, rien ne laissait entrevoir quelle pourrait être sa place, ils la rejetèrent comme étant inutile. Elle devint sans aucun doute, comme l'Apôtre l'indique, une « pierre d'achoppement » et un « rocher de chute » (1 Pierre 2 : 7, 8).

Apparemment, les travailleurs ne comprirent pas que cette pierre de forme étrange était un modèle réduit du monument qu'ils étaient en train de construire ; elle renfermait les angles selon lesquelles les pierres extérieures devaient être taillées. Alors que la construction de l'édifice touchait à sa fin, ils virent avec étonnement que la pierre même qu'ils avaient rejetée comme inutilisable était la seule qui pouvait couronner leur travail !

Ainsi, la pierre que les travailleurs rejetèrent ou refusèrent ou désavouèrent, celle-là même devint la pierre de l'angle. Ceci est l'oeuvre de l'éternel, elle est merveilleuse à nos yeux ! Le parallèle entre le refus et l'acceptation finale de la pierre angulaire de la Grande Pyramide, et le rejet et la reconnaissance finale de Jésus-Christ par la nation juive, est évident. Les prophètes inspirés, les Apôtres et Jésus Lui-même déclarent que le matériel préfigure le spirituel.


LA GRANDE PYRAMIDE MENTIONNÉE DANS LA BIBLE

Nous sommes maintenant convaincus que la construction de forme pyramidale est mentionnée dans la Bible, et nous nous tournons tout naturellement vers l'Égypte, la terre des pyramides. Les prétendues pyramides de Mexico, de Babylone et d'Assyrie ne sont pas conformes à la définition géométrique d'une pyramide, car elles sont généralement à gradins ou à terrasses, avec un autel au sommet où des sacrifices humains étaient offerts au dieu soleil. 

Il y a 38 pyramides en Égypte, la plupart d'entre elles n'étant plus que des ruines. Bien que nous puissions être attirés par la Grande Pyramide plus que par les autres à cause de sa dimension énorme et le travail plus élaboré qu'elle montre, ainsi que par l'arrangement tout à fait particulier et unique des passages et des chambres ventilées, les écritures nous aident à identifier cette Pyramide comme étant celle érigée sous la surveillance de Dieu. Il nous y fait référence directement dans Sa Parole, mais en langage caché, comme Son « signe » et « témoin » dans le pays d'égypte.

En Job 38 : 4-6, Dieu répond à Job du milieu du tourbillon : « Où étais-tu quand j'ai fondé la terre ? Déclare-le-moi, si tu as de l'intelligence. Qui lui a établi sa mesure, si tu le sais ? Ou qui a étendu le cordeau sur elle ? Sur quoi ses bases sont-elles assises (en marge D. — « plongées »), ou qui a placé sa pierre angulaire, quand les étoiles du matin chantaient ensemble, et que tous les fils de Dieu éclataient de joie ? » (lecture marginale).

Au verset 6, nous remarquons la référence faite aux « bases » des fondations « faites pour se loger ». Lorsque nous examinons les fondations de la Grande Pyramide, nous voyons que les pierres, aux quatre coins, étaient faites pour se loger dans des assises correspondantes dans le roc (ces pierres de fondation furent enlevées il y a plusieurs siècles, et les assises situées dans le roc sont visibles). Aucune autre pyramide dans toute l'Égypte n'a de telles assises de fondation. Cette référence scripturaire a un trait de construction si particulier à la Grande Pyramide qu'elle justifie notre attente à trouver, dans cette Pyramide, les détails du Plan de Dieu mis en évidence de façon symbolique. 

Bien que les paroles de Job, au chapitre 38, fassent référence à la terre, il est évident que ceci est dans le seul but de cacher le véritable sens, car la terre n'a pas d'assises ni de pierre angulaire. Cependant, il est important de remarquer que de nombreux chercheurs patients, parmi lesquels l'éminent professeur C. Piazzi Smith, Astronome Royal d'écosse, ont découvert beaucoup d'analogies particulières et merveilleuses entre la terre et la Grande Pyramide, prouvant que l'Auteur de la Bible était également l'Ordonnateur des lois de la nature, et que les vérités de la Bible et de la science mémorisées dans les structures de ce « Miracle de Pierre » [ ou « Bible de pierre » ] ont été voulues par Lui.
 

LES ARRANGEMENTS PARTICULIERS DES PASSAGES
ET CHAMBRES DE LA GRANDE PYRAMIDE

Les autorités compétentes sont généralement d'accord pour affirmer que la Grande Pyramide a été la première vraie pyramide à être construite. Ceci explique pourquoi l'arrangement supérieur des passages et chambres n'existe dans aucune des autres pyramides ; l'histoire révèle que leurs constructeurs ne connaissaient pas l'existence des chambres et des passages ascendants construits dans la partie haute de la maçonnerie de leur grand modèle. Pendant 3000 ans, ils restèrent un secret absolu. Leur découverte fut accidentelle.

S'il peut paraître incroyable que l'entrée du premier Passage Ascendant ait pu rester inconnue pendant une période aussi longue de 3000 ans, souvenons-nous qu'une autre partie importante du système de la Pyramide est restée cachée pendant plus de 4000 ans, c.-à-d. les canaux de ventilation situés dans la Chambre de la Reine, qui n'ont été découverts qu'en 1872. Les bâtisseurs avaient creusé des canaux de ventilation pour cette chambre, semblables à ceux de la Chambre du Roi, mais les avaient abandonnés à cinq pouces (12,75 cm environ) de l'intérieur de la paroi du mur.

C'est en faisant des recherches sur l'origine d'une fente située dans le mur sud que M. Waynman Dixon les a découverts par hasard. La raison qui a conduit les bâtisseurs à construire avec tant de soin deux longs conduits de ventilation qui ne pouvaient amener de l'air, parce que leur extrémité intérieure était inachevée, ne peut trouver d'explication que dans un symbolisme. La Grande Pyramide reste un cas unique en ce qui concerne la ventilation de ses chambres car aucune autre pyramide ne possède de canaux de ventilation.

Un bref récit de la découverte du système supérieur des passages et chambres de la Pyramide, permettra au lecteur de se familiariser avec l'aménagement intérieur du monument : En l'an 820 ap. J.-C., un calife de Bagdad, appelé Al Mamoun, voyageait en Égypte avec une troupe d'hommes fort désireux de s'emparer du grand trésor qu'ils croyaient être caché dans la Pyramide. A cette époque, les quatre côtés du bâtiment étaient recouverts de magnifiques pierres de revêtement lisses (toutes, à l'exception de quelques-unes, ont été enlevées depuis par les Arabes et utilisées pour la construction de mosquées et de maisons) ; l'entrée de l'étroit Passage Descendant semble avoir été murée par une porte de pierre qui était équilibrée sur des axes latéraux et pouvait s'ouvrir en oscillant vers le haut.

Le géographe Strabo, qui vivait au premier siècle ap. J.-C., faisait mention de cette porte : « La plus grande Pyramide, un peu plus haut sur le côté, possède une pierre qui, étant soulevée, découvre un passage en pente menant aux fondations ». On peut encore voir, à la pyramide de pierre au sud de Dashour, que son entrée était à l'origine fermée par une porte de pierre pivotant sur des axes latéraux.

à l'époque de l'expédition d'Al Mamoun, on ne connaissait plus l'emplacement exact de l'entrée de la Grande Pyramide, et seule subsistait une vague tradition disant qu'elle était située sur la face nord. Il est facile d'imaginer que la démarche d'Al Mamoun serait de rechercher avec soin cette porte ; cependant, comme l'entrée du Passage Descendant se trouve presque 60 pieds (18 m. env.) à la verticale du niveau du sol, son échec ne nous surprend pas. 

Al Mamoun semblait déterminé à trouver le trésor dont il était persuadé qu'il se trouvait quelque part à l'intérieur de cette immense masse, car il creusa une entrée dans l'édifice. Il choisit, pour commencer à forcer son passage, un endroit à mi-chemin entre le sol et l'entrée. Après avoir creusé horizontalement sur une distance d'environ 120 pieds (36 m. env.) et n'ayant fait aucune découverte encourageante, les hommes d'Al Mamoun, désespérés, étaient près d'abandonner, lorsqu'un jour, ils entendirent un bruit ressemblant à la chute d'un objet à l'intérieur d'une cavité. Retrouvant une énergie nouvelle, ils reprirent immédiatement le travail, s'orientant en direction du bruit et arrivèrent bientôt dans le Passage Descendant, un peu au-dessous de la jonction avec le Premier Passage Ascendant. 

Ils virent alors, sur le sol du Passage Descendant, une pierre de forme angulaire. En examinant la voûte, ils observèrent une ouverture d'où la pierre était apparemment tombée, provoquant ainsi le bruit. Cette pierre placée dans l'alignement du plafond du Passage Descendant, et ressemblant tout à fait aux autres pierres, était celle qui avait, pendant si longtemps, caché efficacement l'ouverture inférieure du Premier Passage Ascendant.

 Les égyptiens, Grecs et Romains des temps anciens qui s'étaient aventurés à descendre le Passage Descendant, si bas et si escarpé, n'ont jamais pensé qu'à un certain endroit au-dessus de leur tête, il y avait une pierre qu'ils auraient pu, en forçant un peu, enlever de son logement, et découvrir ainsi l'entrée vers un merveilleux arrangement supérieur de passages et de chambres. S'il n'y avait pas eu les vibrations provoquées par les hommes d'Al Mamoun forçant leur passage à travers la pierre près de là, légèrement vers l'ouest (le niveau des passages de la Pyramide se trouve environ 24 pieds — 7 m. 20 env. — à l'est de la ligne médiane du bâtiment), dégageant la pierre et provoquant ainsi sa chute, le grand système secret de la Pyramide serait probablement resté scellé pendant de nombreux siècles encore.

Nous croyons, néanmoins, que le Premier Passage Ascendant aurait été découvert par une méthode plus scientifique que l'action par la force quand, au temps convenable, l'homme qu'il fallait, fermement convaincu que le grand édifice de pierre était d'une origine plus qu'humaine, aurait inspecté et soigneusement examiné chaque partie accessible de la construction.
 

LES DÉCOUVERTES DU PROFESSEUR PIAZZI SMYTH

Au cours des recherches poussées qu'il faisait à la Grande Pyramide en 1865, le professeur Piazzi Smyth remarqua, alors qu'il était en train de mesurer le Passage Descendant, que la partie du sol située juste sous l'entrée du Passage Ascendant était très dure ; il arrivait à peine à y faire une marque avec un outil en acier. La nature tendre du reste du sol est démontrée par son usure, son état délabré, qui contraste grandement avec l'apparence lisse de la portion dure dont la surface n'est que légèrement incurvée par le piétinement durant des siècles. Au-dessous de cette partie dure du sol, le passage est creusé dans le roc naturel qui est plutôt mou. 

Le professeur Smyth remarqua également que les joints des pierres de la partie dure sont diagonaux, alors que les joints entre toutes les autres pierres du sol sont à angle droit. 

Cette partie dure du sol du Passage Descendant, avec ses joints diagonaux, est située si remarquablement bien à l'opposé de l'entrée du Premier Passage Ascendant que le professeur Smyth a pensé très justement qu'elle aurait, tôt ou tard, servi « d'indicateur » vers l'entrée, si la pierre masquant le plafond n'était pas prématurément tombée. 

Al Mamoun s'était cependant rendu compte qu'il était impossible de monter dans ce passage nouvellement découvert car, juste derrière la pierre délogée, se trouve un ensemble de trois blocs de granit qui sont calés dans leur logement et ne peuvent tomber, contrairement au bloc de calcaire qui, autrefois, les cachait. Ces pierres sont encore en place et elles sont actuellement communément appelées « Bouchon de Granit ». 

Le Bouchon de Granit est tellement logé serré qu'Al Mamoun se rendit vite compte qu'il ne pourrait être enlevé qu'au prix de très grandes difficultés ; cependant, comme il était décidé à pénétrer à l'intérieur de la Pyramide, inviolée jusque-là, dans la direction indiquée par l'extrémité inférieure du passage découvert, il ordonna à ses hommes de contourner l'obstacle et de se frayer un chemin dans la pierre calcaire vers l'extrémité supérieure du Bouchon.

On peut imaginer l'attente de ces hommes, alors qu'ils accédaient progressivement au passage supérieur, avançant (comme ils le pouvaient) sur le sol escarpé et glissant ; ils commencèrent avec impatience l'exploration des chambres et passages mystérieux et sombres, scellés trois mille ans auparavant par les bâtisseurs des temps anciens et explorés maintenant pour la première fois. Ils devaient assurément penser que d'immenses richesses se trouvaient quelque part dans cet endroit merveilleux ! Mais leur attente allait se changer en déception ; car les trésors de la Pyramide ne sont pas du genre à plaire à des aventuriers arabes [ en quête de gain ] — ce sont des trésors de sagesse et de savoir.
 

LE MESSAGE DE LA PYRAMIDE N'EST PAS ÉCRIT EN HIÉROGLYPHES ;
LES PASSAGES ET LES CHAMBRES RÉVÈLENT LE PLAN DE DIEU

Connaissant désormais les passages et les chambres de la Pyramide, la question suivante peut être posée : Par quelle méthode le Plan de Dieu y est-il représenté ? Y a-t-Il fait inscrire Son message en hiéroglyphes sur leurs murs ? L'Égypte est, par excellence, le pays des hiéroglyphes, car on en trouve en grand nombre dans tous ses temples, ses tombes, sphinx et obélisques. C'est pourquoi nous ne serions pas surpris si les murs à l'intérieur de la Grande Pyramide étaient couverts de cette écriture étrange. Il n'en est cependant pas ainsi. 

à l'exception de quelques marques rouges sur les murs des quatre « Chambres de construction » supérieures, découvertes par le colonel Howard Vyse en 1838 alors qu'il creusait un chemin pour monter vers ces espaces bas, aucune espèce d'écriture ancienne ne se trouve dans la Pyramide. Les marques dont parle le colonel Vyse sont mal définies et ne ressemblent pas du tout aux hiéroglyphes finement gravés que l'on peut trouver partout ailleurs en Égypte ; ils ne sont que des « marques faites à la carrière » grossièrement peintes en rouge pour indiquer aux bâtisseurs l'emplacement des pierres. Parmi ces figures grossières, on trouve les cartouches ou ovales royaux de deux rois appelés Khufu ou Chéops, et Nu-shufu. Nu-shufu serait un frère de Chéops et aurait été corégent avec lui dans la quatrième dynastie, au temps de la construction de la Grande Pyramide. 

Aucune marque ne se trouve dans la chambre de construction la plus basse dont l'accès semble avoir toujours été possible. Par conséquent, ce n'est pas par des hiéroglyphes que la « colonne » de Dieu témoigne du divin Plan de Salut tel qu'il est contenu dans la Sainte Bible, mais par symbole, mesure et angle, et par ce moyen, elle en témoigne plus efficacement que ne le ferait n'importe quel autre procédé d'écriture sculptée.
 

LA CHUTE DE L'HOMME — LE PASSAGE DESCENDANT

De même que chaque trait saillant du Plan de salut est dévoilé dans les écritures, nous trouvons que la Grande Pyramide, d'une certaine manière, renferme des preuves corroboratives. 

Le premier homme, Adam, a été créé parfait, et placé dans le jardin d'éden où il jouissait de la vie et de la communion avec son Créateur. Il aurait pu conserver ces faveurs mais, ayant échoué dans la mise à l'épreuve de l'obéissance à laquelle Dieu le soumit, il perdit tout. « Comme par un seul homme, le péché est entré dans le monde », et là commença la chute de l'humanité dans une dépravation plus grande et la mort, car la sentence frappant Adam a été étendue à travers lui à toute sa postérité, comme le déclare l'Apôtre : « Car, comme tous, dans l'Adam, meurent » (Romains 5 : 12-19 ; 1 Corinthiens 15 : 22).

Dans la Pyramide, le Passage Descendant illustre la marche de la race humaine sur la pente fatale, et sa destruction finale dans la mort est symbolisée par la Chambre Souterraine ou Fosse. Au commencement, Adam est représenté se tenant à l'extérieur debout sur le roc dur, recevant la pleine lumière céleste. Aussitôt après sa transgression, il entra dans la nuit du péché et de la mort, qui est représentée par le sombre Passage Descendant à l'intérieur de la Pyramide. Vers la fin de son « jour » [ de 1000 ans ] où il reçut la condamnation, Adam mourut [ corps et âme ]. Lorsque Dieu prononça cette condamnation contre Adam, disant : « Dans le jour que tu en mangeras, mourant, tu mourras certainement » (Genèse 2 : 17), « le jour » dont il est parlé ne doit [ donc ] pas être compris comme étant un jour de 24 heures, car le récit de la mort d’Adam montre qu'il vécut 930 ans.

Veuillez consulter le Volume 2 de l'ouvrage Great Pyramid Passages (non traduit) qui explique comment la Pyramide indique le « jour » de 1000 ans de la condamnation d'Adam. Par voie de conséquence, ses enfants nés dans la déchéance et incapables de revenir en arrière ont continué leur descente sur la pente fatale. 

Plus l'humanité descend, plus sombre devient son chemin, et la lumière est, à un certain moment, si faible, qu'elle éprouve beaucoup de difficultés pour se souvenir de l'éclat et de la liberté dont leur père Adam jouissait à l'origine. Lorsqu'ils dépassent le tournant à l'extrémité inférieure du passage, ils perdent même cette petite clarté et sont obligés d'avancer dans l'obscurité complète jusqu'à leur chute dans la Fosse de la mort.
 

L'ALLIANCE FAITE SOUS SERMENT

Lorsqu'Il prononça la condamnation à mort, Dieu ne laissa pas nos premiers parents sans un peu d'espoir. Il déclara que la semence de la femme briserait la tête du serpent (Genèse 3 : 15). Cet arrêt prononcé contre le tentateur donna à Adam et à Ève l'espoir que peut-être leur condamnation à mort serait annulée ; car la partie vulnérable d'un serpent est sa tête. Ainsi, il plut à Dieu de révéler que la glorieuse « semence de la femme », Christ, briserait finalement, par le moyen de la Vérité, la tête du « père des mensonges » et le détruirait pour toujours (Hébreux 2 : 14). 

Cependant, Dieu ne déclara pas à ce moment-là que la race humaine serait libérée des liens du péché lorsque l'Adversaire serait détruit. Ce ne fut que 2081 années plus tard qu'il fut fait allusion à des faveurs. La promesse fut faite à Abraham que, en sa semence toutes les familles de la terre seraient bénies (réf. Great Pyramid Passages, Vol. 2 p. 244 — non traduit). Abraham crut Dieu, et sa foi lui fut comptée à justice (Romains 4 : 3). Au temps convenable naquit Isaac, la semence ; cependant, du vivant d'Abraham, Dieu ne manifesta pas Sa volonté.

La promesse fut renouvelée à Isaac, puis plus tard à Jacob, mais même de leur vivant, le monde était encore loin d'être béni. Néanmoins, Abraham, Isaac et Jacob moururent avec la ferme conviction que la promesse serait accomplie — car Dieu avait juré sous serment, et parce qu'Il n'avait personne de plus grand par qui jurer, Il avait juré par Lui-même, que toutes les nations recevraient certainement une bénédiction (Genèse 22 : 16-18 ; Hébreux 6 : 13-19). Les Anciens Dignes croyaient dans la résurrection des morts (Hébreux 11 : 17-21, 35, 39, 40).
 

L'ÂGE DE LA LOI — PREMIER PASSAGE ASCENDANT

Lors de son entrée en Égypte, Jacob était âgé de 130 ans environ, et ses descendants s'y multiplièrent en grand nombre, accomplissant ainsi les paroles de Dieu : « Je t'y ferai devenir une grande nation » (Genèse 46 : 2, 3). Au temps de Moïse, cette nation sortit d'Égypte afin d'être mise à part pour Jéhovah. Il fit alors une alliance avec les Israélites, stipulant que, s'ils observaient Sa Loi, ils auraient la vie, mais s'ils la transgressaient, la « malédiction de la loi » serait sur eux. Cette occasion d'obtenir la vie était nouvelle, car l'Apôtre nous dit que « la mort régna d'Adam jusqu'à Moïse » (Romains 5 : 14). 

Il nous est ainsi facile de comprendre les sentiments d'allégresse exprimés par les Israélites lorsque Moïse donna les commandements : « Tout ce que l'ÉTERNEL a dit, nous le ferons » (Exode 19 : 1-8). Ils pensaient pouvoir obéir et ainsi obtenir la vie ; cependant, ils sous-évaluaient l'imperfection de leur chair (Romains 7 : 18) et découvrirent bientôt leur impossibilité de remplir les exigences rigoureuses de la Loi parfaite de Dieu — la Loi divine barrait le chemin de la vie. 

De quelle façon la Grande Pyramide corrobore-t-elle le Plan scripturaire décrit jusqu'ici ? étant donné que le Passage Descendant illustre la course descendante de la race humaine vers la Fosse ou « chambre de la mort », ainsi, par opposition, les passages ascendants illustrent les chemins remontant vers la vie. Le peuple d'Israël, séparé du monde à l'Exode, fut celui qui reçut le premier l'offre d'obtenir la vie. Par conséquent, le Premier Passage Ascendant représente l'Âge judaïque. 

Celui qui emprunte le Passage Descendant doit courber très fort la tête et le dos, car le passage n'a que 1 m 20 de hauteur ; la pente si raide et le sol glissant rendent sa descente à la fois douloureuse et dangereuse. Le visiteur ne peut manquer de comprendre comment ce passage descendant illustre à propos la condition gémissante de l'humanité chargée du poids du péché, de la maladie et de la souffrance, alors qu'elle descend péniblement vers la mort. 

Mais lorsque le visiteur arrive à la jonction avec le Premier Passage Ascendant, il se rend compte qu'il n'a plus ici à se baisser, mais qu'il peut se tenir debout et soulager ainsi sa tête et son dos douloureux. N'étant plus obligé de garder le regard baissé vers le chemin de la mort, il peut alors redresser la tête et regarder le passage qui symbolise le chemin montant vers la vie, et peut ainsi ressentir la joie que les Israélites éprouvèrent lorsque Dieu, par l'intermédiaire de Moïse, passa avec eux l'Alliance de la Loi qui était « pour la vie » (Romains 7 : 10). La partie dure du sol du Passage Descendant, sur laquelle il se tient maintenant, symbolise la position ferme que la nation juive avait alors avec Dieu (cf. diagramme...).

Cependant, la joie du visiteur sera de courte durée car, en regardant avec plus d'attention au-dessus de lui, ses yeux étant maintenant habitués à l'obscurité de l'endroit, il apercevra très vite l'extrémité inférieure du Bouchon de Granit, et devra se rendre à l'évidence que ce chemin ascendant est fermé ; de même que la nation juive, lorsqu'elle eut le loisir d'examiner la Loi parfaite de Dieu, se rendit compte qu'elle était un obstacle infranchissable sur le chemin de la vie. Par conséquent, ce Bouchon de Granit, obstruant la progression dans le Passage Ascendant, symbolise la Loi divine bloquant le chemin vers la vie ! 

Rappelons comment, alors que Moïse était sur la montagne, le peuple fit un veau d'or et l'adora, transgressant ainsi une des exigences les plus importantes de la Loi de Dieu — Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face ; tu n'adoreras pas d'images taillées. Dieu, dans Sa colère, menaça d'effacer la nation, mais Moïse intercéda et supplia Dieu de l'effacer à la place du peuple et d'épargner ce dernier (Deutéronome 9 : 14 ; Exode 32 : 30-32). Jéhovah ne pouvait accepter l'offre de Moïse qui était lui-même imparfait ; ceci nous montre comment Jéhovah utilisa ces événements comme figure ou type de Jésus-Christ s'offrant pour les Juifs et devenant « malédiction » pour eux (Galates 3 : 13). 

Ainsi, Moïse inaugura la Loi, alors que 1647 ans plus tard, Christ, l'antitype de Moïse, « l'a ôtée en la clouant à la croix » (Colossiens 2 : 14). En mesurant la longueur du Premier Passage Ascendant à partir de l'extrémité inférieure du Bouchon de Granit vers le haut, en y ajoutant la longueur du Bouchon lui-même, donnant ainsi tout le poids qui convient à ce symbole important de la Loi divine, nous trouverons que la longueur totale, en pouces pyramidaux, coïncide exactement avec la durée de la Dispensation de la Loi jusqu'à ce que Christ devienne la fin de l'Alliance de la Loi pour les croyants. 

Par ce moyen de mesurer en durée de temps, on peut ainsi prouver que la ligne délimitant le Premier Passage Ascendant et la Grande Galerie indique la date de la mort et de la résurrection de Christ, c.-à-d. le printemps de l'an 33 ap. J.-C. De nombreuses mesures différentes en durée de temps démontrent que la ligne du mur nord de la Grande Galerie indique la date de la mort et de la résurrection de Christ, alors que l'Âge judaïque se terminait et que commençait l'Âge de l'évangile (ces mesures de temps, et bien d'autres, sont amplement développées dans le Vol. 2 du livre Great Pyramid Passages — non traduit). 

La nation juive était venue a l'existence ; cependant, comme Dieu ne pouvait ignorer le péché, l'offrande de sacrifices fut instituée, et ces sacrifices devaient être offerts année après année en réconciliation. Ces offrandes servirent de types et d'ombres pour les sacrifices à venir, meilleurs et éternels, et donnèrent à ce peuple une position de type devant Dieu (Hébreux 10 : 1).
 

LES DESSEINS DE L'ÂGE DE LA LOI

Puisqu'ils ne pouvaient pas réellement obtenir la vie par l'Alliance de la Loi, étant donné les faiblesses inhérentes à la chair (car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés — Hébreux 10 : 4), pourquoi Dieu S'est-Il occupé des Israélites pendant tant de siècles ? 

L'Apôtre en résume brièvement une raison : « en sorte que la loi a été notre conducteur (les Juifs) jusqu'à Christ » (Galates 3 : 24). La nation, durant sa Dispensation ou Âge, a observé nominalement les statuts et exigences de la Loi qui, comme un conducteur, enseigna et disciplina le peuple et le prépara à recevoir le Messie. Ainsi donc, la nation juive est typiquement représentée dans sa marche ascendante le long du Premier Passage Ascendant, ne tenant pas compte, à ce moment-là, du Bouchon de Granit qui empêche effectivement de monter par ce chemin, tout comme les Juifs étaient dans l'impossibilité réelle d'accomplir la Loi divine et d'obtenir la vie.
 

LES CHAMBRES DU ROI ET DE LA REINE —
VIE SPIRITUELLE ET HUMAINE

La pleine signification des passages de la Pyramide sera plus clairement comprise si nous remarquons d'abord le sens symbolique des chambres de l'édifice. 

Nous avons admis que la Chambre Souterraine représente la condition de la mort ; donc, nous admettons que la vie a sa représentation dans les chambres supérieures. La forme de vie la moins élevée que l'homme peut obtenir et conserver est la vie humaine parfaite, telle qu'Adam la possédait avant sa chute. Cette condition de vie humaine est représentée par la Chambre de la Reine. La forme la plus élevée de vie à laquelle l'homme peut aspirer, selon certains arrangements ordonnés par l'éternel, est la vie spirituelle. Cette condition de vie spirituelle est représentée par la Chambre du Roi. 

La Chambre du Roi est construite entièrement en granit, et la Chambre de la Reine en pierres calcaires. Ces matériaux sont tous les deux parfaits, mais le calcaire est inférieur en dureté et en longévité, de même qu'en valeur au granit, ce qui, figurativement, vient en accord avec la déclaration des écritures : « Tu l'as fait de peu inférieur aux anges » (Psaumes 8 : 4, 5). 

Le contraste symbolique entre les chambres supérieures et la Fosse est mis en évidence par l'absence de ventilation dans cette dernière. L'air est nécessaire à la vie, et le fait que les Chambres du Roi et de la Reine aient toutes deux une ventilation, est une preuve de plus que ces pièces représentent des conditions de vie. Cependant, les canaux de ventilation de la chambre de granit ont toujours été ouverts, ce qui n'était pas le cas pour la chambre de pierres calcaires dont les canaux furent à l'origine bouchés à leurs extrémités intérieures. 

Cette différence enseigne symboliquement, en accord avec la Bible, que la vie spirituelle divine est de toute éternité. La vie humaine parfaite, en revanche, n'est pas de toute éternité ; mais, de même que des canaux de ventilation étaient prévus dans la Chambre de la Reine, la rendant habitable après leur ouverture, Dieu a également pris des dispositions pour que la vie humaine devienne éternelle (on peut penser que ce n'est pas sans raison que les canaux de ventilation de la Chambre de la Reine, ainsi que nous l'avons déjà mentionné, furent découverts et ouverts en 1872, exactement 6000 ans après la création d'Adam).
 

LA PREMIÈRE VENUE DE CHRIST

Si le Premier Passage Ascendant symbolise « la loi-conducteur » (law-schoolmaster) guidant les Juifs vers Christ, alors la Pyramide devrait, par quelque moyen raisonnable, représenter Christ se tenant debout, si l'on peut dire, à l'extrémité supérieure du passage, prêt à les recevoir. Ce trait du Plan de Dieu est indiqué de la manière suivante : 

Les écritures enseignent clairement que Jésus « est né de femme », qu'Il « devint chair » (Galates 4 : 4 ; Jean 1 : 14). Mais Il n'est pas né avec l'humanité déchue sur la pente fatale du Passage Descendant, mais dans « la Chambre de la Reine », condition de la perfection humaine ; car, en Lui, il n'y avait pas de péché ; Il était « saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs » (Hébreux 7 : 26). 

Si la vie humaine parfaite est particulièrement symbolisée par la Chambre de la Reine, le plan de la perfection humaine est représenté par le niveau du sol de cette pièce. Ainsi, la vérité supplémentaire que Jésus était « né sous la loi » (Galates 4 : 4) est montrée dans la Pyramide par le fait que la ligne du sol de la Chambre de la Reine, projetée vers le nord, coupe le sol du Premier Passage Ascendant exactement à 33 pouces 1/2 de son extrémité supérieure (cf. schéma...). 

Selon la méthode par laquelle la Pyramide indique le temps, ces pouces représentent les 33 ans 1/2 de la vie terrestre de notre Seigneur, vie durant laquelle Il était soumis à la Loi (Luc 2 : 27 ; Matthieu 5 : 17). Il était, par conséquent, prêt à recevoir les Israélites à la fin de leur Dispensation, comme les écritures le déclarent : « Il vint chez soi » (Jean 1 : 11). 

à trente ans, Jésus fut baptisé au Jourdain. Son immersion dans l'eau symbolisait Sa consécration jusque dans la mort, et Son relèvement hors de l'eau, Sa résurrection en « nouveauté de vie ». Jean-Baptiste déclara qu'il vit le saint Esprit descendre sur Jésus sous la forme d'une colombe, et entendit une voix qui venait du ciel, disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3 : 16, 17). 

Jésus avait toujours été un fils de Dieu mais, désormais, Il était un Fils d'une façon particulière, engendré à la même nature que le Père (Jean 5 : 26). Pendant les 3 ans 1/2 suivant Son engendrement de l'Esprit au Jourdain, Christ, comme Nouvelle-Créature, déposa Sa vie humaine en sacrifice jusqu'à ce qu'elle soit consommée au Calvaire. Le troisième jour après Sa crucifixion, Il fut « ressuscité des morts » en tant qu'être spirituel glorieux de nature divine (1 Pierre 3 : 18). 

De même que la totalité des 33 années 1/2 de la vie de notre Seigneur, comme Israélite soumis à la Loi, est indiquée par le nombre correspondant de pouces à l'extrémité supérieure du passage qui représente l'Âge de la Loi, de même, Ses 30 années d'homme parfait séparé du monde sont montrées dans la mesure correspondante de 30 pouces située au niveau du sol de la Chambre de la Reine, le Plan de la perfection humaine (cf. schéma).
 

LA SEMENCE DE LA PROMESSE

Quel but poursuivait Dieu en conduisant la nation juive vers Christ ? En Galates 3 : 16, nous apprenons que la « semence d'Abraham », laquelle doit bénir le monde, est Christ : « Or, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : « et aux semences », comme (parlant) de plusieurs, mais comme parlant d'une seule (semence), laquelle est Christ ». Bien qu'Isaac était la semence de la promesse (car Dieu avait dit : « En Isaac sera appelée ta semence »), cependant, il n'était pas la semence ; il n'était que le type de la glorieuse Semence spirituelle de Dieu. 

Alors, si Christ est la Semence, pourquoi les Juifs furent-ils la seule nation conduite à Lui ? Dieu avait juré sous serment que toutes les familles de la terre recevraient une bénédiction, et cependant les autres nations étaient sans droit de cité et étrangères, n'ayant pas d'espérance et sans Dieu dans le monde (éphésiens 2 : 12). 

L'Apôtre révèle le but que poursuivait Dieu en s'occupant particulièrement des Israélites. En Galates 3 : 29, il déclare : « Si vous êtes de Christ, vous êtes donc la semence d'Abraham, héritiers selon la promesse ». St Paul semble se contredire quand, en Galates 3 : 16, il prend tellement de soin pour bien faire ressortir la pensée que la Semence d'Abraham est unique, alors que, dans le verset 29, s'adressant à l'église, il dit : « Si vous êtes de Christ, vous êtes donc la semence d'Abraham ». 

Cependant, l'Apôtre explique en 1 Corinthiens 12 : 12 : « Car de même que le corps est un et qu'il a plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, quoiqu'ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ ». C'était dans ce but, afin qu'ils puissent devenir « membres en particulier » de la grande Semence-antitype d'Abraham dont Jésus est la « Tête », que Dieu amena les Juifs, sous « l'instruction de la loi », vers Christ. 

Chaque membre de cette Semence doit également devenir, comme sa « Tête », un être-esprit ; ainsi, nous lisons qu'à tous les Juifs qui reçurent Jésus : « à ceux-là, il a donné le droit d'être enfants de Dieu, [ à savoir ] à ceux qui croient en son nom » (Jean 1 : 12). Car Christ est le Fils de Dieu ; c'est pourquoi ceux qui ont foi en Lui sont appelés Ses frères, fils du Père céleste (Hébreux 2 : 11). Les Israélites fidèles ont présenté leur corps en sacrifice vivant suivant l'exemple de Jésus, et Dieu les engendra à la nature spirituelle (Romains 6 : 3, 4 ; 12 : 1 ; Jacques 1 : 18). Cet important changement est mentionné en Jean 1 : 13 : « Lesquels sont nés (engendrés) , non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu ». (comparez avec Jean 3 : 1-12).

On aurait pu penser que les Juifs, luttant vainement sous le joug de la Loi pour obtenir la vie, auraient saisi avec joie l'aide annoncée par Jésus, quand, à la fin de l'Âge, Il ouvrit les mains et dit : (Matthieu 11 : 28) : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos ». Au contraire, nous lisons que, lorsqu'Il vint vers les siens, « les siens ne l'ont pas reçu » (Jean 1 : 11). Les conducteurs religieux du peuple étaient devenus satisfaits d'eux-mêmes et leurs traditions avaient annulé l'enseignement simple des écritures, si bien que la majorité fut incapable de reconnaître dans le Nazaréen humble et doux l'Oint de Dieu. 

De toute cette nation, seul un reste crut ; ses membres devinrent disciples du Seigneur, et leur nombre était bien inférieur à celui prédéterminé par Dieu. Faut-il comprendre, alors, qu'il manque à Christ, la Semence d'Abraham, certains de Ses membres ? Non : les écritures déclarent que Dieu, après avoir rassemblé les Juifs fidèles, « a visité les nations pour en tirer un peuple pour son nom » (Actes 15 : 14). Comment Dieu a-t-Il pu étendre cette faveur aux Gentils, étant donné qu'ils n'avaient pas été amenés vers Christ sous « l'instruction de la Loi » ? 

Les écritures déclarent qu'il n'y avait vraiment pas de différence entre Juif et Gentil ; car tous n'atteignent pas à la gloire de Dieu (Romains 3 : 9, 23). La Pyramide corrobore cette vérité, car les Juifs ne sont représentés que typiquement comme progressant le long du Premier Passage Ascendant ; le Bouchon de Granit, qui symbolise la loi parfaite de Dieu, bloque le passage (cf. schéma).

(En profitant de la trouée percée par Al Mamoun, les visiteurs peuvent contourner le Bouchon de Granit par le côté ouest, et ainsi gravir le Premier Passage Ascendant. Mais Al Mamoun était un « voleur et un larron », « qui y monte par ailleurs » (Jean 10 : 1 ). Si les pierres étaient remises en place et la cavité remblayée, le Bouchon de Granit rendrait impossible l'accès aux pièces supérieures par le Premier Passage Ascendant. Le Puits est le seul chemin véritable pour atteindre les parties supérieures. Il est important de comprendre ce fait, car les symbolismes qui corroborent sont basés convenablement sur la Pyramide telle qu'elle était à l'origine). 

Avant que les Juifs n'aient pu recevoir le privilège de devenir membres de la glorieuse Semence, Jésus devait devenir une « malédiction » pour eux, car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3 : 13). 

Mais la mort de Jésus n'a pas seulement racheté les Juifs de la « malédiction de la loi » ; Sa mort était suffisante pour racheter tous les hommes de la sentence originelle de mort ; car « par la grâce de Dieu, il goûtât la mort pour chaque homme (ou : pour chacun) » (Hébreux 2 : 9). Par conséquent, il était possible pour des individus d'autres nations de devenir membres du Corps de Christ. Le chapitre 10 des Actes montre que Dieu accorda la première fois ce privilège aux Gentils [ aux Nations ] exactement 2081 ans après avoir fait la promesse à Abraham (cf. Vol. 2 p. 244 Great Pyramid Passages — non traduit).
 

LE SACRIFICE EN RANÇON — LE CONDUIT DU PUITS

De quelle manière la Pyramide corrobore-t-elle ce trait du Plan de Dieu ? Comme nous l'avons vu, seuls les Juifs sont représentés gravissant avec peine le Premier Passage Ascendant pour rencontrer Christ, alors que les autres tombent le long du Passage Descendant dans la Fosse de la destruction. Comment alors est-il possible pour les Gentils [ Nations ] d'atteindre Christ, qui est figuré Se tenant debout loin au-dessus, au niveau de la Chambre de la Reine ?

à ce stade, nous voyons l'utilité de ce mystérieux conduit appelé le « Puits ». Si le conduit du Puits (well-shaft) n'existait pas dans l'arrangement de la Pyramide, les symbolismes des différents passages et chambres seraient dénués de sens. Le sens symbolique de ce conduit bizarre est la clé qui révèle le message secret de l'édifice.  

Christ déclare : « Je vous dis : à moins que le grain de blé, tombant en terre, ne meure, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12 : 24). Si Jésus n'était pas mort, Il serait resté seul sur le plan humain. C'est pour cette raison qu'Il fut fait homme, afin de S'offrir en sacrifice, et de donner Sa chair pour la vie du monde, afin que Juifs et Gentils [ Nations ] puissent être rachetés de la condamnation adamique et qu'une occasion d'avoir la vie leur soit donnée. 

Dans le langage symbolique de la Pyramide, Jésus-Christ passe directement du plan de la nature humaine représenté par la Chambre de la Reine, dans la condition de la mort représentée par le Puits ; cependant, comme il n'était pas possible que Lui, l'Unique innocent, y demeurât, Dieu rompit les liens de la mort et éleva Son cher Fils qui n’était plus fait de chair [ qui n'était plus un homme ] mais un esprit glorieux de nature divine ; c'est-à-dire qu'Il n'est plus représenté maintenant Se tenant au niveau de la Chambre de la Reine, mais élevé bien plus haut, au niveau de la Chambre du Roi (l Pierre 3 : 18). Le Puits, par conséquent, symbolise à la fois la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Les abords de l'orifice supérieur du Puits font penser à l'éclatement des liens de la mort.
 

L'ILLUSTRATION DE LA FOI DANS LA PYRAMIDE

Les écritures déclarent que seuls, ceux qui ont la foi dans le sacrifice en Rançon de Christ peuvent passer de la mort à la vie. La Pyramide corrobore cette déclaration, car il est impossible à quiconque de remonter le conduit du Puits, qui symbolise le sacrifice en Rançon de Christ, sans exercer la foi. 

Nous faisons évidemment référence ici au simple visiteur de la Pyramide. En constatant qu'il ne peut monter vers l'arrangement supérieur par le Premier Passage Ascendant puisqu'il est obstrué par le Bouchon de Granit, le promeneur devrait être informé, à son arrivée à l'extrémité inférieure du Puits, qu'il peut emprunter ce chemin. Mais, à coup sûr, il ne tentera pas cette ascension périlleuse ; il comprendra très vite que, s'il glisse et chute, ce serait fatal pour lui. Donc, le symbolisme de la Pyramide est en accord avec l'enseignement scripturaire qui montre que, malgré l'ouverture d'un chemin, l'homme ne peut pas, par sa seule force, échapper à la condamnation à mort du Passage Descendant. 

Tous ceux qui visitent la Pyramide peuvent y entrer, mais doivent être accompagnés de guides arabes employés par le gouvernement. Ces guides sont forts et minces et bien habitués à escalader les nombreuses tombes en forme de puits du voisinage. 

L'un d'entre eux peut proposer d'escalader le Puits et de faire descendre une corde pour aider le visiteur. Si celui-ci accepte la proposition et que, la corde nouée autour de lui, il commence l'ascension, il est évident qu'il devra faire preuve de confiance, tout au long du chemin, jusqu'à son arrivée en haut du conduit long et dangereux, mesurant presque 200 pieds (61 m. env.). à chaque fois que son pied glissera et perdra l'appui des prises peu profondes pour les pieds, il prendra conscience de sa faiblesse et de la nécessité pour lui de mettre implicitement sa confiance dans l'honnêteté et la force de son guide au sommet du Puits. Par ceci, la Pyramide illustre la nécessité pour nous d'avoir une confiance absolue en notre grand Guide, le Seigneur Jésus, qui a ouvert un chemin de salut pour nous.
 

LES ISRAÉLITES ATTENDENT LEUR NOUVELLE ALLIANCE

Cependant, que devient la majorité de la nation juive que Dieu a rejetée à cause de son incroyance ? L'a-t-Il rejetée pour toujours ? Non ; mais s'Il n'avait pas trouvé un reste fidèle, l'Apôtre déclare que la nation aurait été détruite comme Sodome et Gomorrhe ( ésaïe 1 : 9 ; Romains 9 : 29). 

Quand Abraham intercéda pour Sodome, il lui fut promis que, si seulement dix justes se trouvaient dans la ville, celle-ci ne serait pas détruite par égard pour eux. à cause du reste d'Israël, qui manifestèrent que « l'instruction de la loi » avait été efficace pour en préparer au moins quelques-uns pour recevoir le Jésus doux et humble (Galates 3 : 24), la majorité incroyante ne fut pas rejetée pour toujours, mais fut seulement « aveuglée en partie », jusqu'à ce que Dieu établisse avec eux la Nouvelle Alliance, qu'Il annonça par la bouche du prophète Jérémie : « Voici, des jours viennent, dit l'éternel, et j'établirai avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda une nouvelle alliance » (Jérémie 31 : 31).
 

LA RÉSURRECTION DE CHRIST, TÊTE ET CORPS

La fermeture du Haut-Appel à devenir membres du Corps de Christ [ cf. plus haut le sous-titre : la semence de la promesse ] ouvre la voie par laquelle il sera possible, sous la Nouvelle Alliance, d'obtenir la perfection humaine, pour les Juifs d'abord, et ensuite pour les Gentils. 

La Grande Pyramide corrobore cette phase importante du Plan de l'éternel ; cependant, pour en apprécier pleinement le symbolisme, il nous faut avoir clairement à la pensée la représentation actuelle de l'extrémité inférieure de la Grande Galerie. Sur la carte [ cf. schéma ], le puits semble descendre directement à partir du sol de la Grande Galerie ; il n'en est pas ainsi ; l'orifice du Puits est situé sur le côté ouest (cf. schéma).

De chaque côté de la Grande Galerie, il y a un rebord de pierre qui court tout le long du sol. Ces rebords sont appelés rampes et sont hauts de 21 pouces (0,535 m. env.) et larges de 20 pouces (0,509 m. env.). La distance entre les rampes est de 3 pieds 1/2 (1 m. env.), si bien que les sols de la Grande Galerie et du Premier Passage Ascendant ont la même largeur. L'orifice du Puits est formé par une partie de la rampe ouest qui a été détachée ; et, comme nous l'avons mentionné précédemment, l'apparence de la pierre autour de l'orifice du Puits laisse penser que la rampe de pierre qui la fermait autrefois a dû être poussée violemment du dessous (cf. schéma). Si la partie manquante de la rampe était remise en place, le Puits serait fermé.

En plus de la rampe de pierre enlevée à l'orifice du Puits, une partie du sol de la Grande Galerie est également manquante. Il semble que le sol du passage se prolongeait à l'origine vers le haut sans interruption à partir du mur nord, et qu'une explosion aurait arraché une longueur d'environ 17 pieds (5,20 m. env.) à sa partie inférieure. 

Ainsi donc, deux explosions violentes se sont produites dans la Grande Pyramide ; ou, plus exactement, l'apparence de l'extrémité nord de la Grande Galerie donne cette impression ; nous croyons plutôt que les bâtisseurs des temps anciens ont disposé la pierre à cet endroit pour faire penser à des explosions à des fins symboliques. Si la partie manquante du sol de la Grande Galerie était remise en état, le Passage Horizontal conduisant à la Chambre de la Reine serait bouché, si bien que quelqu'un venant du Premier Passage Ascendant et continuant vers la Grande Galerie ne pourrait soupçonner l'existence du Passage Horizontal. 

Ce qui ressemble à l'explosion de la rampe de pierre qui couvrait l'orifice du Puits suggère de façon vivante la résurrection de Jésus-Christ, lorsque Dieu arracha les liens du hadès et releva Son Fils bien-aimé de l'état de la mort (Actes 2 : 22-24). Ceci ouvrit un chemin par lequel les Gentils [ Nations ] qui avaient « des oreilles pour entendre » pourraient avoir accès, à partir de la condamnation du Passage Descendant, aux privilèges de la Grande Galerie. 

Les écritures enseignent qu'un autre chemin pour la vie en faveur des Juifs temporairement aveuglés, ainsi que pour le « reste » des Gentils [ Nations ], serait ouvert (Actes 15 : 13-18) après que le dernier membre du Corps de Christ serait passé au-delà du voile dans la condition de vie de la Chambre du Roi. Cet éclatement (le second) des liens de la mort par l'église, le Corps de Christ, est symbolisé par le violent arrachement de la partie inférieure du sol de la Grande Galerie qui, comme le lecteur s'en rendra vite compte, ferme nécessairement le « parcours » de la Grande Galerie et, par voie de conséquence, ouvre et révèle le Passage Horizontal conduisant à la Chambre de la Reine.
 

L'ÂGE DE LA LOI ET L'ÂGE DE L'ÉVANGILE MIS EN OPPOSITION

Les Juifs fidèles passèrent directement de Moïse à Christ. Ils furent faits participants du Haut-Appel ou appel céleste au cohéritage avec le Fils de Dieu, et sont représentés comme émergeant de dessous le plafond bas du Premier Passage Ascendant et montant avec Lui sur le sol de la Grande Galerie (qui, à ce stade, est supposé être intact et entier) vers la Chambre du Roi, condition de la nature divine (2 Pierre 1 : 4). 

Bien que ces deux passages montent en suivant le même angle escarpé, et bien que leurs sols soient aussi glissants, ils sont cependant très différents sous deux aspects importants. Tout d'abord, le plafond de la Grande Galerie est beaucoup plus haut et il n'est plus nécessaire de se baisser comme dans le Premier Passage Ascendant. Ceci montre une différence évidente entre les deux Âges. Les exigences astreignantes de l'Alliance de la Loi étaient une charge pour le Juif et l'obligeaient à se courber ; mais Christ devint l'accomplissement de la Loi pour la justice en faveur de celui qui croyait ; et ceux qui reçurent le message de l'évangile expérimentèrent la glorieuse liberté par laquelle Christ les rendit libres (Jean 8 : 32, 36). Ils passèrent, pour ainsi dire, du Premier Passage Ascendant, bas, étroit, dans l'immense liberté de la Grande Galerie. 

L'autre différence entre les deux passages est que celui qui glisserait en montant la Grande Galerie pourrait s'accrocher aux rampes latérales et rétablir son équilibre ; dans le Premier Passage Ascendant, il n'y a rien qui permette de se tenir si l’on sent que les pieds glissent. Ceci aussi est l'illustration d'un contraste important entre les deux Âges, car, bien que les disciples du Seigneur, dans l'Âge de l'évangile, faillissent occasionnellement à leur promesse par manque de foi momentané ou autres raisons, cependant, ils ont les « très grandes et précieuses promesses » de la Parole de Dieu pour les soutenir et les remettre sur la pente du sentier à gravir. Ils ont les promesses qu'Il ne les abandonnera jamais ; que, s'ils confessent leurs péchés, Il est fidèle et juste et pardonnera leurs péchés et les purifiera de toutes injustices ; que la puissance de l'éternel est rendue parfaite dans leur faiblesse. Avec ces précieuses promesses et beaucoup d'autres, tous ceux qui ont pris leur croix et suivi le Seigneur sont rendus capables de vaincre. 

Durant l'Âge judaïque, au contraire, ceux qui cherchaient à obtenir la vie par la Loi n'avaient aucune promesse d'aide s'ils faillissaient, même sur un seul des commandements, ainsi que le montre l'Apôtre Jacques : « Car quiconque gardera toute la loi (en cherchant à mériter la vie par ce moyen) et faillira en un seul point, est coupable sur tous » (Jacques 2 : 10) et reste donc sous la malédiction de la Loi. 

Envers le reste des Juifs qui refusèrent de croire et de suivre le Seigneur vers le Haut-Appel de la Grande Galerie, Dieu donna la sentence : « Que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir ; et courbe continuellement leur dos » (Romains 11 : 10). 

Les Israélites, en fait, sont restés la tête et le dos courbés dans le Premier Passage Ascendant, bas, leurs yeux aveuglés afin qu'ils ne puissent voir devant eux la haute Grande Galerie. Ils ne peuvent pas non plus se rendre compte que les Gentils [ Nations ] qui « autrefois étaient loin, ont été approchés par le sang (le sacrifice en Rançon) de Christ » (éphésiens 2 : 13), et sont montés, figurativement parlant, pendant l'Âge de l'évangile, par le conduit du Puits et l'éclatement de la Rampe, dans le « chemin » du Haut-Appel de la Grande Galerie, venant prendre place comme membres du Corps de la glorieuse Semence d'Abraham. 

Il est intéressant de noter, à cette jonction, que non seulement la longueur du Premier Passage Ascendant concorde avec la période de l'Âge de la Loi judaïque, mais que la durée de l'Âge de l’évangile qui suivit, est corroborée par la longueur en pouces pyramidaux de la Grande Galerie.
 

LA NOUVELLE ALLIANCE — LE PASSAGE HORIZONTAL

Dieu ayant achevé Son choix des membres du Corps parmi les Gentils [ Nations ] (Actes. 15 : 14), pas un seul membre de plus n'est à ajouter au Corps de Christ. Alors, l'aveuglement des Juifs leur sera complètement ôté et ils verront que le chemin du Haut-Appel est fermé à jamais, que la Première Résurrection est achevée — la partie inférieure du sol de la Grande Galerie est éclatée. Mais l'éternel, miséricordieusement, révélera à l'humanité l'autre chemin de la vie. Il passera avec eux la Nouvelle Alliance, avec ses occasions favorables pour la vie sur le plan de la perfection humaine. 

Le Passage Horizontal illustre la Nouvelle Alliance. Comme le Premier Passage Ascendant, qui représente l'Ancienne Alliance, le Passage Horizontal, nouvellement révélé, est bas de plafond, et il faut se baisser considérablement en le parcourant. Ceci est en conformité symbolique avec la Bible qui montre que les conditions rigoureuses de la Nouvelle Alliance de la Loi entreront en vigueur dans le Règne millénaire de Christ. 

La Loi était sainte, juste et bonne (Romains 7 : 12) ; cependant, les sacrifices, le médiateur et le sacrificateur de l'Ancienne Alliance étaient incapables de racheter les hommes déchus. La Nouvelle Alliance sera basée sur des meilleurs sacrifices ; elle aura un meilleur Médiateur et un meilleur Souverain Sacrificateur, et sous lui, toute l'humanité apprendra à se conformer à la loi juste de Dieu et à obtenir ainsi la condition de vie humaine parfaite symbolisée par la Chambre de la Reine ( ésaïe 26 : 9). 

La distinction entre les Ancienne et Nouvelle Alliance (Loi) est bien représentée par la différence qui existe entre le Premier Passage Ascendant et le Passage Horizontal. Celui qui glisse durant son ascension dans le Passage Ascendant ne peut s'empêcher de tomber ; étant donné que la pente est très raide, il glisse immédiatement vers le bas. Il comprend alors très vite, comme le firent les Juifs nés sous l'Ancienne Alliance, que ce couloir montant, « qui était pour la vie », est après tout un chemin pour la mort (Romains 7 : 10). Gagnant de la vitesse sur ce sol glissant et raide, l'impact de sa chute sur l'extrémité supérieure du Bouchon de Granit sera terrible. Quand les Juifs glissaient et tombaient, ils étaient condamnés à mort par la Loi parfaite de Dieu qui est particulièrement symbolisée par le Bouchon de Granit. Ceci montre comment la Pyramide corrobore la déclaration des écritures qu'il n'y avait pas d'espérance pour le peuple d'Israël d'obtenir la vie par l'Ancienne Alliance de la Loi (Jérémie 31 : 31, 32 ; ézéchiel 16 : 60-62). 

Cependant, la différence est grande en ce qui concerne le Passage Horizontal ; car, même si celui qui le parcourt doit se courber comme dans le Premier Passage Ascendant, montrant qu'il est sous la loi, un faux pas entraînant une chute ne sera pas forcément fatal. Le passage étant horizontal, il ne glissera pas vers le bas. Il sera peut-être contusionné mais, s'étant relevé, il pourra poursuivre son chemin vers la Chambre de la Reine. Il y a une espérance sous la Nouvelle Alliance si chacun se laisse correctement exercer par la discipline du juste Juge. Tirant profit de l'expérience de sa chute, et prenant garde désormais à ses pas, il pourra progresser vers la condition de la perfection humaine symbolisée par la Chambre de la Reine. 

Au Juif premièrement sera donnée cette occasion. Ils passeront directement de l'Ancienne Alliance de la Loi (car ils sont encore sous cette Alliance, étant donné que Christ devint la fin de la Loi uniquement pour ceux qui croyaient) à la Nouvelle Alliance de la Loi. Après la nation juive, les Gentils [ Nations ] seront amenés sous les conditions de la Nouvelle Alliance, afin que, eux aussi, puissent obtenir la perfection humaine. 

Jésus déclara : « Et moi, si je suis élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi-même » ; et aussi : « Ne vous étonnez pas de cela ; car l'heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix ; et ils sortiront » (Jean 12 : 32 ; 5 : 28, 29). Les Gentils [ Nations ], par la puissance que Christ exercera, seront figurativement relevés de la condition de mort du Passage Descendant, et amenés par le Puits à la condition de la Nouvelle Alliance du Passage Horizontal ; c'est par le sacrifice en Rançon de Christ que toute l'humanité sera rachetée (Osée 13 : 14) et mise sur ce « grand chemin de la sainteté ». 

Le Prophète ésaïe déclarait : « Il n'y aura pas là de lion, et une bête qui déchire n'y montera pas… mais les rachetés y marcheront » (ésaïe 35 : 8-10). Satan, le « lion rugissant » (1 Pierre 5 : 8), ne pourra plus séduire les humains tant que la Nouvelle Alliance sera en vigueur, car il sera alors lié et jeté dans le « puits sans fond », symbolisé dans la Pyramide par la Chambre Souterraine (Apocalypse 20 : 1-3) ; et toutes les « bêtes féroces », représentées par les institutions mauvaises de ce « présent monde mauvais » (Galates 1 : 4), seront détruites dans la Fosse. Ces systèmes mauvais ne seront plus, mais Satan doit être délié pour un peu de temps à la fin des mille ans du Règne de Christ afin de mettre l'humanité à l'épreuve.
 

« CE PRÉSENT MONDE MAUVAIS » ET SA DESTRUCTION —
LE PASSAGE DESCENDANT ET LA FOSSE 

Si la course descendante de l'humanité est bien illustrée par le Passage Descendant, nous voyons que ce passage représente plus particulièrement « ce présent monde mauvais » qui prit naissance aussitôt après que l'ancien monde des impies périt dans le déluge (2 Pierre 2 : 4 ; 3 : 6). Plusieurs mesures de temps, en pouces pyramidaux, démontrent que la verticale tracée depuis le début du plafond du Passage Descendant marque la date du déluge. La longueur totale du passage depuis le début du plafond jusque dans la Fosse correspond, en pouces-années, à la durée complète de ce présent monde mauvais (voyez les calculs dans le Vol. 2 Great Pyramid Passages). 

Les étudiants de la Bible ont accepté, depuis de nombreuses années, les prophéties se rapportant à la chronologie, qui indiquent que la destruction des « royaumes de ce monde » commença en 1914. Nous considérons la terrible Guerre mondiale qui débuta en août 1914 comme le commencement de l'accomplissement de ces indications scripturaires. La période des « sept temps » de la domination des Gentils [ Nations ] (Lévitique 26 : 18, 21, 24, 28 ; Luc 21 : 24) se termina à l'automne de 1914 ainsi que cela était prédit par la chronologie de la Bible (voyez le Vol. 2 — Great Pyramid Passages). Nous sommes actuellement dans le « temps de détresse, tel qu'il n'y en pas eu depuis qu'il existe une nation », annoncé par le Prophète Daniel et dont parla notre Seigneur (Daniel 12 : 1 ; Matthieu 24 : 21). 

Les écritures montrent que la préparation pour la destruction dans la fournaise ardente de ce présent monde mauvais commença en 1874 (ap. J.-C.). Durant la période de 40 années de 1874 à 1914, le Seigneur a rassemblé les nations pour verser sur elles l'ardeur de Sa colère (Sophonie 3 : 8). Les mesures de temps démontrent que ces deux dates bibliques importantes sont indiquées en relation avec la Pyramide par la ligne verticale du mur Nord de la Fosse symbolique. 

Les penseurs les plus avancés du monde peuvent à juste titre déclarer que la crise actuelle de la chrétienté est plus importante que la Réformation ou la Révolution française. La Révolution de 1789 ébranla les fondements de la société comme l'aurait fait un tremblement de terre. Les dates de la Réformation et de la Révolution française sont toutes deux indiquées dans la Pyramide. Mais le présent conflit, qui aboutira dans la phase offensive d'Harmaguédon, détruira complètement « Babylone la Grande » (Apocalypse 17 : 5), et sera suivi par l'Anarchie, la troisième grande phase du Temps de Détresse.
 

LA PÉRIODE ENTIÈRE DU SALUT

« Le soir, les pleurs viennent loger avec nous, et le matin, il y a un chant de joie » (Psaumes 30 : 5). La permission du mal servit un sage dessein. Le Père céleste aimant permit à dessein les expériences amères de la terre pendant les 6000 ans écoulés afin qu'elles servent d'expérience à l'humanité, les préparant à apprécier et à jouir de la condition glorieuse de la perfection humaine symbolisée par la Chambre de la Reine. 

Le Règne de mille ans de Christ procurera une expérience de justice, afin que tous puissent connaître le bien autant qu'ils connaissent le mal, et être ainsi préparés pour choisir le bien et vivre. Bien que la race humaine soit figurée comme chutant dans la condamnation de mort du Passage Descendant, cette condition de « malédiction » fut modifiée par le sacrifice en Rançon de Jésus-Christ, afin que la mort adamique soit changée en sommeil, et le désespoir en espérance. Actuellement, le monde entier « dort en Jésus » [ 1 Thessaloniciens 4 : 13-14 ] et sera réveillé au temps convenable. 

Parce que Dieu, par Sa prescience, savait que Son Fils obéissant se réjouirait à faire Sa volonté et mourrait comme substitut d'Adam, le Père céleste, dès le commencement, soumit toute la création à l'espérance qu'il y aurait finalement l'annulation de la condamnation à mort (Romains 8 : 20). Christ est « l’Agneau immolé dès la fondation du monde » (Apocalypse 13 : 8). 

L'état « d'espérance » dans lequel se trouve l'humanité est illustré par le Passage Horizontal qui, outre l'arrangement de la Nouvelle Alliance qu'il symbolise, représente sous cet autre aspect la période complète des 7000 ans pendant lesquels l'humanité est en préparation pour la condition de vie humaine parfaite de la Chambre de la Reine. La hauteur du passage sur les 6 / 7èmes de sa longueur n'étant que de 4 pieds (1,20 m. env.) illustre la condition de l'humanité courbée sous le péché et l'avilissement pendant les six premières périodes de 1000 ans; le dernier septième du passage est plus élevé grâce au niveau du sol plus bas à cet endroit de 21 pouces (53,4 cm. env.), ce qui représente la liberté du septième millénaire. 

Après la mise à l'épreuve finale du « peu de temps » [ Apocalypse 20 : 3 ], les humains fidèles seront alors introduits dans la « liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8 : 21). Entre-temps, la création « ensemble soupire et est en travail jusqu'à maintenant », attendant « la révélation des fils de Dieu » (Romains 8 : 22, 19) qui, en tant que membres individuels de la glorieuse semence spirituelle d'Abraham, viendront et les béniront en leur donnant la vie éternelle sur la terre.

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QUELQUES QUESTIONS AU SUJET DE
LA GRANDE PYRAMIDE
 

LA PYRAMIDE, EN PLEIN COEUR DE L'ÉGYPTE,
ET POURTANT à LA FRONTIÈRE
 

Question : Pourquoi dit-on que la Grande Pyramide « est un autel élevé à l’ÉTERNEL au milieu du pays d'Égypte », mais aussi « à la frontière même, une colonne dédiée à l'ÉTERNEL » (ésaïe 19 : 19) ? 

Réponse : Il ne s'agit pas d'un autel au sens littéral du terme, mais d'un autel au sens symbolique, de sacrifices symboliques et non pas de sacrifices réels. L'autel de Dieu, au sens propre du mot, c'est le Christ représenté par les autels du tabernacle et symbolisé par la Pyramide.

            En 1868, le responsable du service topographique des côtes aux États-Unis, Monsieur Henry Mitchell, visita l'Égypte pour constater les progrès des travaux du canal de Suez. L'oeil du professionnel remarqua la courbure régulière de la côte nord du pays formée par le dépôt d'alluvions du plus long fleuve de la planète. Naturellement, il désira connaître le point central de cet arc de cercle naturel : il y découvrit la Grande Pyramide !

La Grande Pyramide est située non loin de la ville du Caire (Égypte), sur une plaine élevée et rocailleuse dominant le Nil. Il y a une relation géographique remarquable entre la position de ce monument et le delta du Nil ; ce dernier est limité au nord par la mer, il a la forme d'un quart de cercle ayant pour centre la Grande Pyramide. 

Cette relation particulière de la Grande Pyramide avec la côte fut découverte par M. Henry Mitchell, ingénieur hydrographe, chef du service topographique des côtes aux États-Unis, qui visita l'Égypte en 1868 pour constater les progrès des travaux du canal de Suez. C'est alors qu'il remarqua la courbure régulière de la côte nord de l'Égypte et il rechercha quel pouvait être le point central de son origine physique : il constata que ce centre était exactement occupé par la Grande Pyramide. Son étonnement fut profond et il s'exclama : « Ce monument occupe une situation physique plus importante que toute autre construction érigée par l'homme ». 

Une ligne tirée depuis le passage d'entrée, dans la direction nord, passerait par le point le plus septentrional de la côte d'Égypte ; si on prolongeait les diagonales nord-est et nord-ouest de l'édifice, elles limiteraient le delta de chaque côté, renfermant ainsi entre elles le pays disposé en éventail de la Basse-Égypte (cf. illustration). Construite sur l'extrême pointe des rochers de Gizeh, et semblant contempler le secteur ou le pays en forme d'éventail de la Basse-Égypte, on peut réellement dire que la Pyramide est à la frontière même de la Basse- Égypte aussi bien qu'à son centre, comme la décrit ésaïe 19 : 19. 

Il faut se souvenir que la Bible mentionne deux Égyptes : la Basse et la Haute Égypte. Lorsqu'on évoque une seule de ces deux Égyptes, on utilise le mot hébreu Mazor (Matsor dans la traduction Darby) (ésaïe 19 : 6 ; 37 : 25 ; 2 Rois 19 : 24; Michée 7 : 12). Mais si on évoque les deux, par exemple en ésaïe 19 : 19, on utilise le mot hébreu Mizraïm, deux Égyptes (Genèse 50 : 11, etc.). La Grande Pyramide est à la frontière entre ces deux Égyptes et donc à la frontière de ces deux Égyptes, mais elle est aussi « en leur milieu », c'est-à-dire entre elles. Le mot hébreu betoch est souvent traduit dans la Bible par les mots entre, dedans et à l'intérieur. Ainsi donc, elle est dans, à l'intérieur de ces deux Égyptes et à la frontière qui les sépare.
 

DATE DE LA CONSTRUCTION DE LA GRANDE PYRAMIDE

Question : Quand la Grande Pyramide a-t-elle été construite ?

Réponse : Au départ, le Professeur Piazzi Smyth estimait que la Pyramide avait été construite en 2170 av. J.-C. ; cette estimation était fondée sur des calculs astronomiques. En calculant la position des étoiles par rapport à la Pyramide, il observa qu'en 2170 av. J.-C., Alpha Draconis, l'étoile la plus importante de la constellation du Dragon, symbolisant le péché et Satan, éclairait l'axe central du Passage Descendant, à minuit de l'équinoxe d'automne. Il calcula qu'à cet instant précis, Alcyon, une importante étoile du groupe des Pléiades, symbolisant Dieu et le centre de l'univers, se trouvait exactement sur le méridien de la Pyramide, à l'endroit qui, dans le ciel, forme un angle droit par rapport à l'inclinaison du Passage Descendant. 

Le Professeur Smyth déclara que, si la date 2170 av. J.-C. n'était pas absolument correcte, cependant, la date exacte serait « au moins plus proche de celle-ci que le commencement ou la fin de la durée de la construction de la Pyramide pouvait l'être de la date de la moitié de sa construction ». Les positions relatives de Alpha Draconis et Alcyon par rapport au méridien de la Pyramide et au Passage Descendant furent à nouveau calculées par l'éminent astronome, Richard A. Proctor, qui affirma que la date 2140 av. J.-C. était plus proche de la réalité. Le Professeur Smyth lui donna raison dans les éditions ultérieures de « Our Inheritance in the Great Pyramid », considérant l'année 2140 av. J.-C. comme relativement exacte. 

Ainsi, l'automne 2140 av. J.-C. vit l'achèvement de la construction de la Pyramide, alors que l'année 2170 av. J.-C., 30 ans plus tôt, vit probablement le commencement des travaux, car Hérodote nous dit qu'il a fallu 30 ans pour construire la Pyramide. 

Cette date 2140 av. J.-C. apparaît aussi à l'intérieur de la Pyramide, le temps étant mesuré en pouces pyramidaux. Une ligne droite a été taillée profondément dans chaque mur, d'un côté et de l'autre du Passage Descendant par les premiers bâtisseurs à l'aide d'un outil en métal. Ces entailles, l'une en face de l'autre, sont exactement à angle droit par rapport à l'inclinaison du passage. En mesurant le premier Passage Ascendant depuis le mur nord de la Grande Galerie jusqu'au point d'intersection avec le Passage Descendant, on trouve 1543,5 pouces pyramidaux. En mesurant le Passage Descendant depuis ce point d'intersection jusqu'aux entailles, on trouve 628 pouces pyramidaux. La distance totale est de 2171,5 pouces pyramidaux. Sachant que l'extrémité nord de la Grande Galerie représente la mort de Jésus-Christ au printemps 33 ap. J.-C., si l'on remonte alors 2171 années et demie en arrière, cela .nous amène à l'automne 2140 av. J.-C. Ainsi, la Pyramide elle-même, au moyen de ces entailles, nous indique la date de l'achèvement de sa construction !
 

LES PARTICULARITÉS SCIENTIFIQUES DE LA GRANDE PYRAMIDE

Question : Quelles sont les particularités scientifiques de la Grande Pyramide ? 

Réponse : Les premiers grands travaux sur la question, démontrant les caractéristiques scientifiques de la Grande Pyramide, furent réalisés en 1859 par John Taylor d'Angleterre. Depuis, de nombreux scientifiques tels que le Professeur Piazzi Smyth, Robert Menzies, le Colonel Howard Vyse, Sir Flinders Petrie, le Dr. Joseph A. Seiss, les Drs John et Morton Edgar, etc., se sont intéressés à cette merveilleuse structure et à ce dont elle témoignait. Voici quelques-unes de ces caractéristiques scientifiques qu'ils ont découvertes. 

Les mesures de la Pyramide sont basées sur la coudée hébraïque qui correspond à 25,027 pouces anglais de long. Une coudée pyramidale est égale à 25 pouces pyramidaux. Des calculs récents ont prouvé qu’un pouce pyramidal correspond à un demi-milliardième du diamètre polaire de la terre. 

Chaque côté de la base de la Pyramide mesure 365,2422 coudées de longueur. Une année astronomique ou tropique correspond à une mesure moyenne de 365,2422454 jours solaires moyens. Le périmètre de base de la Pyramide est de 36524,22 pouces pyramidaux, soit une durée de cent ans exprimée en jours. Des calculs aussi précis n'ont pu être réalisés par l'homme qu'au XXème siècle. 

L'angle de déclivité des deux côtés de la Pyramide est tel qu'ils se rejoignent à un point culminant de 232,52 coudées de haut. Le périmètre de base divisé par deux fois cette hauteur est égal à 3,14159 ou pi, c'est-à-dire le rapport du périmètre d'un cercle et du diamètre. On pense que cette relation a été découverte pour la première fois par les Grecs, 2500 ans après la construction de la Pyramide. 

La distance moyenne de la terre au soleil est comprise entre environ 91 et 93 millions de miles (146 419 000 à 149 637 000 millions de km.). La distance verticale entre le point culminant de la Pyramide et la base est de 5813,0101 pouces pyramidaux. Cette distance traduite en miles anglais est de 0,091837578 miles. La hauteur de la Pyramide correspond à un milliardième de la distance au soleil. 

La précession des équinoxes est due au mouvement giratoire de l'axe de la terre — le changement lent, régulier et progressif de la position de son axe en rotation. à cause de l'inclinaison de cet axe, le soleil semble traverser deux fois l'équateur terrestre durant la révolution de la terre autour du soleil. On appelle cela les équinoxes du printemps et de l'automne, c'est-à-dire des périodes égales des jours et des nuits. Puisque le mouvement giratoire de la terre est un mouvement contraire à celui de la révolution de la terre autour du soleil, les équinoxes se produisent tous les ans, un peu avant la fin d'une révolution de la terre, et c'est pourquoi on parle de précession. Les années durant lesquelles un cycle complet est accompli s'appellent « le cycle de précession des équinoxes ». 

La durée du cycle de précession est donnée de diverses façons parce que la vitesse de précession n'est pas constante. Certaines études de vulgarisation avancent le chiffre de 25 800 années, ce qui se rapproche de sa durée basée sur la vitesse admise. Cependant, le chiffre donné pour la durée moyenne d'un cycle complet de précession est une moyenne entre sa durée la plus longue et la plus courte. Ces chiffres sont basés sur des calculs couvrant 2 000 000 d'années, ce qui montre les limites des variations dans la vitesse de précession. 

John N. Stockwell, M.A., dans son ouvrage Memoir of the Secular Variations, publié dans le Smithsonian Contributions to Knowledge, Vol. 18, affirme que : « la valeur moyenne de la précession... dans une année julienne, est égale à 5",438239. Il s'ensuit que les équinoxes accomplissent une révolution complète dans l'intervalle de 25 694,8 années ». Les années juliennes comptant 365,25 jours, ce chiffre correspond à 25 695,3 années tropiques. 

Sir Robert Stawell Ball, dans son ouvrage Elements of Astronomy, page 365, montre que la durée du cycle de précession est comprise entre 25 694 et 25 695 années. 

La Grande Pyramide de Gizeh témoigne d'un cycle variant entre 25 694 et 25 695 années. Par exemple, les Docteurs John et Morton Edgar, d'éminents experts en pyramides, après avoir de nombreuses fois parcouru et mesuré avec soin la Grande Pyramide, ont remarqué que la somme des longueurs des deux diagonales de la base de la Pyramide, au niveau de la plate-forme (chacune mesurant 12 847,1764 pouces pyramidaux) est égale à 25 694,3528 pouces pyramidaux, indiquant ainsi ces nombreuses années ; on trouve aussi le même nombre de pouces comme périmètre de la Pyramide au niveau de l'extrémité du plancher de la Grande Galerie. 

La position de la Pyramide indique le centre de la surface des terres de la planète, Il y a plus de surface de terres à la fois dans son méridien (31ème degré) et sa latitude (30ème degré) que dans aucun autre méridien ou latitude du globe. Son orientation vers le nord astronomique dévie d'un axe de cinq minutes vers l'ouest. De tels calculs, il y a des milliers d'années, nécessitaient une connaissance du monde entier qui ne pouvait être humainement vérifiable à ce moment-là. 

Certaines des autres proportions de la Pyramide comparables avec celles de la terre ont été mises en évidence, par exemple, la forme sphéroïdale de la terre, la proportion de la surface de la terre et des océans, la densité moyenne et le volume cubique de la terre, l'obliquité de l'écliptique, la durée du mois synodique, etc.

En réalité, une telle connaissance à une époque aussi reculée prouve que la Grande Pyramide est l'oeuvre de Dieu (Job 38 : 4-7). 

En plus de ces différentes proportions comparables avec celles de la terre, il y a aussi les proportions mathématiques. Par exemple, le théorème de Pythagore est démontré dans la Chambre du Roi. Pythagore étant le nom du célèbre mathématicien grec qui est supposé l'avoir découvert, ce théorème nous dit que la somme des carrés des 2 côtés d'un triangle rectangle est égale au carré de l'hypoténuse. On établit ainsi des « nombres pythagoriques », par exemple 32 + 42 = 52.

Dans la Chambre du Roi, la dimension de la diagonale du mur du fond, la longueur de la chambre et la diagonale cubique ont un rapport exact de 3, 4 et 5. Aussi, si l'on prend comme unité de mesure la moitié de la largeur de la Chambre du Roi (103,0329 pouces pyramidaux représentés ci-dessous par 1/2 larg.), alors les autres dimensions de la chambre sont égales à cette demi-largeur multipliée par la racine carrée d'un nombre :

1/2 larg. x racine carrée de   4 = la largeur
1/2 larg. x racine carrée de   5 = la hauteur
1/2 larg. x racine carrée de   9 = la diagonale du fond
1/2 larg. x racine carrée de 16 = la longueur
1/2 larg. x racine carrée de 20 = la diagonale du sol
1/2 larg. x racine carrée de 21 = la diagonale du côté
1/2 larg. x racine carrée de 25 = la diagonale cubique

Total =                                   100

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